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IBM milite contre la reconnaissance faciale

Publié le: 30/09/2020  |  Par: Guide Informatique  
IBM milite contre la reconnaissance faciale

IBM milite pour restreindre l’usage de la reconnaissance faciale. Craignant que la technologie puisse être utilisée pour violer les droits de l’Homme et effectuer de la surveillance de masse, l’entreprise a abandonné l’usage des technologies de reconnaissance faciale. Elle cherche désormais à convaincre les autorités américaines de faire de même.


Depuis quelques années, la reconnaissance faciale se démocratise. Ce nouvel usage à entraîner un débat sur les enjeux d’ordres juridiques et éthiques liés à cette technologie. 


Récemment, IBM a décidé d’arrêter d’utiliser la reconnaissance faciale et a demandé au département américain du commerce de limiter son exportation, notamment vers des pays qui pourraient l’utiliser pour violer les droits de l’Homme. On peut notamment penser à certains pays ayant mis en place un système de profilage racial et ayant un intérêt prononcé pour la reconnaissance faciale. 


C’est pourquoi IBM souhaite voir le gouvernement américain renforcer les contrôles à l’exportation de ces technologies et notamment des systèmes de correspondance « one-to-many ». Ce type de système permet de reconnaître un visage dans une foule en le comparant à une base de données. Ils sont donc bien plus dangereux que les systèmes « one-to-one » utilisés par les téléphones portables et les aéroports. Ce type de système cherche simplement si un visage est bien celui recherché. Si la différence peut sembler subtile elle est fondamentale puisque contrairement à un système « one-to-many », un système « one-to-one » ne peut pas être utilisé pour de la surveillance de masse et ne représente pas une menace pour les droits de l’Homme.


Par ailleurs, IBM souhaite que les bases de données utilisez pour alimenter les systèmes de reconnaissance faciale ne comprennent que des images fournies avec consentement. Pour l’entreprise, cela permettrait de mieux contrôler ce que ces systèmes peuvent faire afin d’éviter certaines violations des droits de l’Homme. 


Enfin, l’entreprise américaine milite pour la mise en place d’un accord multilatéral afin d’accroître la coopération mondiale afin de réduire la capacité des régimes répressifs à accéder à ce type de technologie. On peut toutefois se demander s’il n’est pas déjà trop tard. En effet, la Chine est d’or et déjà un leader technologique, notamment en intelligence articulée.


Par ailleurs, Arvind Krishna, CEO d’IBM, a demande au Congrès d’introduire une politique nationale d’adoption des caméras corporelles pour les forces de l’ordre. Une demande qui fait suite aux manifestations du mouvement Black Lives Matter et notamment au décès de Breonna Taylor. 


En attendant la mise en place de normes et règles complémentaires, plusieurs villes américaines ont déjà pris la décision d’interdire la reconnaissance faciale, c’est notamment le cas de Portland, Oakland, San Diego et San Francisco. De notre côté de l’Atlantique, l’UE envisage d’interdire cette technologie pendant cinq ans pour laisser le temps aux différents États membres d’élaborer une législation visant à prévenir les abus. En France, la reconnaissance faciale est déjà interdite. Malgré tout, le gouvernement ne cache pas son intérêt pour la technologie. Il souhaite notamment l’utiliser pour son outil Alicem (« Authentification en ligne certifié sur mobile ») qui permettra à tous les citoyens d’accéder aux services gouvernementaux à l’aide de la reconnaissance faciale.

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