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Sonos réclame l’interdiction de vente des appareils Google aux États-Unis

Publié le: 21/01/2020  |  Par: Guide Informatique  
Sonos réclame l’interdiction de vente des appareils Google aux États-Unis

Une heure avant l’ouverture du CES 2020, le fabricant d’enceintes Sonos a fait l’effet d’une bombe dans la techno sphère en déclarant poursuivre en justice Google. Ce dernier aurait enfreint des brevets du constructeurs. Mais selon Patrick Spence, CEO de Sonos, le problème est bien plus profond.

Tout a commencé en 2013 quand Google a accepté d’optimiser son service de musique pour les enceintes Sonos. Pour aider le géant à le faire, Sonos lui a expliqué le fonctionnement de ses enceintes et plus particulièrement comment elles communiquent entre elles. Le constructeur n’y voyait aucun problème, Google ne produisant pas d’enceintes à l’époque. Deux ans plus tard, Google commercialisait le Chromecast audio permettant de transformer une ancienne enceinte filaire en enceinte sans fil, comme le fait le produit original de Sonos. Un an plus tard, Google sortait sa propre enceinte, le Google Home. Cette enceinte connectée à bas prix a rapidement dépassé les ventes de Sonos.

Après l’avoir examiné, les ingénieurs de Sonos ont réalisé que le Google Home utilise l’approche de Sonos pour répondre à plusieurs problèmes techniques. Ils ont ensuite réalisé que l’Echo d’Amazon les copie également. En août 2016, Sonos a alors prévenu Google qu’il enfreignait ses brevets. Le GAFA a ignoré Sonos et a continué de sortir de nouveaux produits, enfreignant toujours plus de brevets. Au cours des trois années suivantes Sonos a interpellé Google à quatre reprises avec une liste d’une centaine de brevets enfreints. Google a alors répondu que Sonos enfreint également ses brevets et a refusé de payer une licence d’exploitation des brevets.

Après quatre années, et le refus de Google de négocier une solution mutuellement bénéfique, Sonos a finalement décidé de poursuivre Google en justice sur cinq de ses brevets, réclamant l’interdiction de vente des enceintes, téléphones et ordinateurs de Google aux États-Unis. Un représentant de Google a déclaré regretter que Sonos choisissent de mener des actions légales plutôt que de continuer les négociations. Sonos estime Amazon tout aussi coupable que Google mais ne peut pas risquer de mener des procès contre deux géants de la tech simultanément.

Pour Sonos, le problème est bien plus profond que quelques brevets. Il s’agit de la dominance des géants de la tech et du pouvoir qu’ils en tirent. Le fabricant explique que face au Google Home et à l’Echo d’Amazon il a voulu se différencier en proposant une enceinte fonctionnant avec les deux assistants vocaux. Cette dernière devait être capable de reconnaître les mots d’activations des deux assistants simultanément. Cela n’a pas plu à Google qui a réclamé que les utilisateurs aient à choisir un assistant vocal lors de la configuration de l’enceinte puis ne puissent utiliser que celui-ci. Sonos n’a pas eu d’autre choix que d’acquiescer.

L’affaire Sonos est révélatrice car il ne s’agit pas d’un cas isolé mais d’une réalité à laquelle sont confrontés tous les acteurs de la tech. Ces derniers n’ont pas d’autre choix que de céder aux caprices de Google et d’Amazon sous peine d’être déclassés dans leurs moteurs de recherche respectifs ou d’être privés de leurs assistants vocaux. Le timing du CES était particulièrement bien choisi pour cette annonce, la plupart des exposants étant dans une situation similaire à celle de Sonos.

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