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La Commission européenne souhaite développer sa propre constellation de satellites

Publié le: 24/01/2021  |  Par: Guide Informatique  
La Commission européenne souhaite développer sa propre constellation de satellites

La Commission européenne veut suivre les traces de SpaceX et laisser une constellation de satellites équivalente à Starlink. C’est en tout cas l’ambition de Thierry Breton, spécialiste de l’espace au sein de la Commission, qui souhaite que cette constellation soit opérationnelle en 2027.


La constellation de satellites en basse orbite de SpaceX a fait couler beaucoup d’encre. Cette dernière apporte des vitesses de connexion élevées sur de très larges surfaces, permettant de couvrir l’intégralité d’un territoire sans le moindre manquement, éliminant ainsi les zones blanches. Pour l’heure, SpaceX a déjà déployé plus de 1000 satellites en orbite, avec un premier objectif à 12 000. L’entreprise américaine envisage toutefois d’en déployer 30 000 supplémentaires dans les années à venir.


Ce projet semble avoir inspiré la Commission européenne puisqu’elle ambitionne désormais de réaliser une constellation similaire. L’objectif premier est évidemment de mettre un terme aux zones blanches au sein de l’Union Européenne, ce n’est toutefois pas le seul. Cette constellation doit également assurer l’indépendance et l’autonomie de l’UE, assurer l’avenir de l’UE dans l’ère quantique et la protéger des attaques massives sur internet. Cette constellation pourrait également jouer un rôle crucial dans le développement de nouvelles technologies, telles que les voitures autonomes.


C’est Thierry Breton, spécialiste de l’espace au sein de la Commission, qui pousse le projet. Il travaille déjà en collaboration sur la question, avec un consortium d’entreprises issues des industries des télécommunications et de l’aérospatial. Il s’est exprimé en faveur de ce sujet au cours de la 13ème conférence spatiale européenne. Pour lui, l’essentiel est d’agir vite. Un premier retour de ce consortium est attendu pour avril 2021 afin de comprendre l’aspect technique du projet et d’établir son financement, sa structure de gouvernance ainsi que de fixer ses missions et sa portée exacte. Il s’agirait du premier grand projet spatial européen après Galileo, le système de positionnement par satellites de l’UE. Si ce dernier vient seulement d’entrer en activité, les premières discussions à son sujet remonte à 1999. Pour Jean-Marc Nasr, directeur d’Aribus Space Systems, il n’est pas question de prendre autant de temps cette fois : « Entre la volonté de développer Galileo, jusqu’à la mise en place du premier service opérationnel en Europe, il a fallu 20 ans. Aujourd’hui, nous n’avons pas 20 ans devant nous. L’idée d’une infrastructure spatiale européenne est sur la table depuis le début de 2020. Nous devons avoir une constellation opérationnelle au plus tard en 2027 ».


Si Jean-Marc Nasr et Thierry Breton sont si pressés, c’est car SpaceX dispose d’une avancée considérable, cinq ans pour être exact. En effet, l’annonce de Starlink remonte à 2015, date à laquelle le projet était validé. Aujourd’hui Starlink propose déjà des connexions à large bande en bêta en Europe du Nord. Il est donc crucial pour la Commission européenne d’agir vite si elle ne veut pas être complètement dépassée par la concurrence. 


Le déploiement des constellations de satellite posent toutefois la question de la saturation de l’orbite. En septembre 2019, un satellite SpaceX aurait pu rentrer en collision avec un satellite de l’Agence spatiale européenne. Si le risque de collision n’était alors que d’une chance sur 50 000, il ne cesse d’augmenter à mesure que nous lançons de nouveaux satellites.

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