MENU
THEMES

PARTAGER CETTE PAGE SUR LES réseaux sociaux:

La Chine poursuit sa lutte pour encadrer ses géants de la Tech

Publié le: 20/07/2021  |  Par: Guide Informatique  
La Chine poursuit sa lutte pour encadrer ses géants de la Tech

La Chine va continuer de renforcer la surveillance de ses géants nationaux de la Tech, et notamment ceux qui sont cotés à l’étranger. En cause, leur traitement des données utilisateurs, qui ne garantirait pas assez de protection selon le gouvernement chinois.


Le gouvernement chinois a prévenu les entreprises locales cotées à l’étranger qu’il allait renforcer sa surveillance des entreprises évoluant dans de nombreux secteurs tels que la cybersécurité et la fintech. Les règles concernant les entreprises locales cotées à l’étranger vont notamment être revisitées et l’ensemble des entreprises cotées seront tenues responsables de la sécurité de leurs données. Le mois dernier, le gouvernement chinois avait déjà adopté de nouvelles lois sur la sécurité des données afin de renforcer son contrôle sur les informations numériques. 

Cette annonce fait suite à des sanctions à l’égard de Didi, le Uber chinois, quelques jours seulement après son entrée à la bourse de New York, la plus grande IPO d’une entreprise chinoise depuis Alibaba en 2014. L’entreprise aux quelques 377 millions d’utilisateurs en Chine a notamment été accusée de collecter illégalement les informations personnelles de ses utilisateurs. En guise de sanction, Didi s’est vu retirer des magasins d’applications chinoises et interdit d’accepter de nouveaux utilisateurs. Les utilisateurs existants avec l’application déjà installée peuvent toutefois continuer d’utiliser ses services. L’entreprise va devoir apporter des changements à son application et à son traitement des données utilisateurs avant de pouvoir être de nouveau admise sur les magasins d’applications. Avant Didi, Alibaba s’était vu infligée une amende de 18,2 milliards de yuans, soit 2,38 milliards d’euros. Le gouvernement avait également avertit 33 autres applications mobiles pour avoir collecté plus de données sur leurs utilisateurs que nécessaire au bon fonctionnement de leurs services.

La Chine s’est toujours montrée très protectionniste à l’égard des données de ses citoyens. Elle interdit notamment les entreprises étrangères de stocker leurs données, ce qui a notamment poussé Apple à passer par une entreprise locale pour proposer son service de stockage iCloud. Il est donc naturel que le gouvernement s’intéresse aujourd’hui au cas des entreprises locales cotées à l’étranger puisqu’elles ne peuvent plus se prétendre entièrement chinoises. 

Depuis quelques semaines, le gouvernement chinois s’intéresse particulièrement à ses géants de la Tech, remettant en cause leur gestion des données utilisateurs, leurs pratiques anticompétitives ou encore leurs politiques tarifaires. 

Le gouvernement chinois veut également faire évoluer la législation en matière de protection de la vie privée à Hong Kong, notamment afin de lutter contre le doxing, une pratique consistant à publier en ligne les informations personnelles d’un individu. Si le gouvernement s’intéresse à cette pratique, c’est car elle a été utilisée à l’encontre des membres du gouvernement ayant cherché à introduire la loi d’extradition vers la Chine en 2019. Apple, Facebook, Google et Twitter ont déjà conjointement averti qu’ils pourraient être contraints de proposer leur service à Hong Kong dans le cas ou la législation évolue dans cette direction.

Actualités dans la même thématique ...

Dans un nouveau rapport sur la lutte contre la désinformation, YouTube affirme supprimer environ 10 millions de vidéos de désinformation en tout genre par trimestre. La filiale de Google prétend également avoir supprimé plus d’un million de vidéos sur le ...

Réagir à cet article