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La bio-impression, la nouvelle révolution médicale

Publié le: 31/10/2019  |  Par: Guide Informatique  
La bio-impression, la nouvelle révolution médicale

Des chercheurs israéliens sont parvenus à imprimer en 3D un cœur de la taille d’un cœur de lapin à partir de tissus et de vaisseaux sanguins humains. Cette prouesse témoigne des progrès réalisés dans le secteur de la bio-impression.

La bio-impression, comme son nom l’indique, est l’impression de tissus biologiques. Il s’agit d’empiler et assembler couche par couche des cellules vivantes et autres produits biologiques pour produire des tissus vivants et des organes. Le domaine a vu le jour en 1988 lorsque le docteur Klebe de l’université du Texas a présenté Cytoscribing, une méthode permettant de créer des tissus synthétiques en utilisant une imprimante inkjet classique. C’est la méthode la plus ancienne, de nombreuses autres ont vu le jour depuis. On retrouve la bio-impression par extrusion, les couches sont imprimées une par une par un piston à pression sur un support fixe avant d’être assemblées. La bio-impression par laser dépose des bio-matériaux dans un récepteur. Un film plastique recouvert des matériaux biologiques est placé sur le récepteur. Un laser irradie le film, les matériaux biologiques s’évaporent alors et pénètrent le récepteur sous forme de gouttes. Poietis, leader français de la bio-impression, s’est allié à L’Oréal pour parvenir à implanter des cheveux. On retrouve ensuite la stéréolithographie qui utilise la lumière ultra-violette, c’est la méthode la plus précise mais elle a encore de nombreuses limites. La dernière technique est la bio-impression par ondes acoustiques. En utilisant des pinces acoustiques, un système permettant de manipuler les cellules, et des ondes acoustiques superficielles les chercheurs peuvent contrôler l’endroit où les ondes se rencontrent et ainsi capturer les cellules avec une très haute précision. Elles sont alors recueillies pour créer des modèles pour une imprimante 3D.

La bio-impression n’en est donc encore qu’à ses débuts, de nombreuses techniques sont expérimentées et il reste encore énormément à découvrir. Pourtant, on lui trouve déjà de nombreux usages. Un ovaire fonctionnel a déjà été imprimé, ainsi que de la peau humaine. La possibilité la plus prometteuse est l’impression d’organe. Premièrement car il y a actuellement beaucoup plus de demandeurs d’organes que d’organes disponibles. Mais également car avec la bio-impression, l’organe est produit directement à partir des cellules du demandeur. Il y a donc beaucoup moins de risques de rejet et de disfonctionnement du système immunitaire. La bio-impression marque le début de la médecine personnalisé, chacun pourrait obtenir des soins s’adaptant à sa morphologie et sa génétique conçu expressément pour lui.

Cela pose néanmoins des problèmes éthiques. La bio-impression fait exploser le coût des soins, dans ce cas faut-il l’autoriser quand bien même elle ne serait limitée qu’aux très riches ? De plus, une fois capable d’imprimer des copies de nos organes, nous serons aussi capables d’en produire des plus performants. Faut-il donc permettre « d’améliorer » l’espèce humaine ou interdire les recherches qui vont dans ce sens ? En raison des limitations techniques nous avons encore du temps devant nous avant que ces questions ne se posent réellement. Mais tôt ou tard il faudra que les législations évoluent pour encadrer ce nouveau domaine.

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