MENU
THEMES

Des mouvements sociaux chez Amazon

Publié le: 17/11/2022  |  Par: Guide Informatique  
Des mouvements sociaux chez Amazon

Les travailleurs d’Amazon exigent de meilleures conditions de travail ainsi qu’une hausse des salaires partout à travers le monde. Ils sont de plus en plus nombreux à entrer en grève ou à vouloir se syndicaliser.

Ce n’est pas un secret, Amazon rencontre de nombreuses difficultés avec ses salariés. En première cause, leurs conditions de travail. Les employés n’ont le droit qu’à peu de pauses, leur productivité est mesurée par des algorithmes, et leur rythme de travail n’est pas compatible avec de bonnes normes de sécurité. L’entreprise a déjà été sous le feu des projecteurs à plusieurs reprises pour cette façon de faire. En second lieu, les salaires souvent très faibles. Avec ces deux facteurs réunis, l'entreprise fait face à un turnover extrêmement élevé, notamment depuis la grande vague de démission, et continue de faire face à une forte pression de ses salariés.

Face à cette pression, Jeff Bezos avait admis en 2021, dans une lettre aux actionnaires, que l’entreprise devait faire plus pour ses employés. Faute d’actions, les salariés de l’entrepôt JFK8 se sont syndicalisés en avril 2022, devenant le premier syndicat Amazon des États-Unis. Pour rappel, le fonctionnement des syndicats est très différent entre les États-Unis et la France. Pour qu’une entité rejoigne un syndicat, il est nécessaire que plus de la moitié des employés votent pour. Les syndicats demeurent très rares et les grandes entreprises n’hésitent pas à faire tout ce qui est en leur pouvoir pour éviter leur création.

Inspirés par leurs confrères de JFK8, les employés de l’entrepôt de ONT8, à San Bernardino en Californie, et ceux de l’entrepôt ALB1, à Albany dans l’État de New York, souhaitent également mettre en place un vote afin de rejoindre un syndicat. En parallèle, les travailleurs des États de Californie, l’Illinois et de Géorgie souhaitent entrer en grève pour protester contre leurs conditions de travail et obtenir davantage de droits.

Et leurs revendications sont nombreuses. Au delà du salaire, ils protestent contre le harcèlement sexuel, la violence et demandent des mesures de sécurité de base. A titre d’exemple, au cours de l’été dernier les travailleurs d’un entrepôt californien se sont plaints de ne pas avoir eu de pauses supplémentaires pour faire face aux très fortes chaleurs.

Si les réponses sur les conditions de travail restent floues, l’entreprise a déjà annoncé des hausses de salaire à venir. Ainsi, l’entreprise aurait prévu d’investir un milliard de dollars en 2023 pour augmenter les salaires de façon permanente. Un effort que les salariés jugent insuffisant compte tenu des profits records de l’entreprise. Par ailleurs, ces augmentations se feront en tenant compte du coût de la vie locale pour chaque site. Mais alors que les augmentations seront de plus d’un dollar de l’heure dans de nombreux entrepôts elles ne seront que de 25 à 75 cents de l’heure à JFK8, l’entrepôt syndicalisé. C’est là une façon pour l’entreprise de lutter contre la création de syndicats.

 

Dans le cas où ces mouvements sociaux continuent, ils pourraient s’avérer très complexes à gérer pour l’entreprise alors que les périodes de Black Friday et Noël arrivent à grand pas.

Actualités dans la même thématique ...

Meta vient de réaliser un troisième trimestre 2022 catastrophique avec une baisse des bénéfices de 52% d’année en année. La sanction de la bourse a été immédiate avec une chute de l’action de l’entreprise de 20%. Meta connaît une ...

Réagir à cet article