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Bruno Le Maire considère que les GAFA sont les adversaires des États

Publié le: 18/11/2020  |  Par: Guide Informatique  
Bruno Le Maire considère que les GAFA sont les adversaires des États

Bruno Le Maire considère que les GAFA sont les adversaires des États. Ce dernier a réitéré sa volonté de taxer c’est derniers, au cours d’une prise de parole sur “Radio Classique” le 4 novembre dernier.


Pour Bruno Le Maire, ministre de l’Économie, des Finances et de la Relance, la lutte contre les GAFA est essentielle. Il affirme que les enjeux sont à la fois économique, politique, social et financier. Il explique : « L’un des plus grands défis du 21e siècle, c’est l’émergence de géants du numérique qui sont aussi puissants que des États, aussi puissants financièrement, aussi puissants technologiquement, aussi puissants en termes commerciaux ». 


Une comparaison qui n’a jamais été aussi vrai alors que la capitalisation boursière d’Apple dépasse le PIB de pays tels que la Corée du Sud, l’Espagne, la Suisse, l’Australie ou encore les Pays-Bas. Cette puissance économique s’ajoute à une domination du web, espace sans frontière, qui leur apporte un pouvoir politique considérable à travers le monde. Un pouvoir qu’ils utilisent comme bon leur semble, comme nous avons pu en témoigner lorsque Facebook a refusé de supprimer un message de Donald Trump incitant à la violence alors que Twitter l’a censuré.


Malgré cette puissance économique, les géants de la Tech ne paient que très peu de taxes en Europe, notamment grâce à l’Irlande. Pour y remédier, la France a mis en place la célèbre « taxe GAFA », qui taxe jusqu’à 3% de leur chiffre d’affaires. Cette taxe ne concerne évidemment pas que les quatre mastodontes de l’acronyme GAFA, mais un total de 26 entreprises dont le français Criteo. Elle concerne l’exercice de trois activités en France : la vente de données personnelles à des fins publicitaires, la publicité ciblée en ligne, et les activités de plateformes d’intermédiation, plus communément appelées marketplace. Cette taxe, l’une des premières du genre au monde, sera effective dès décembre 2020.


Le sujet est particulièrement sensible dans le contexte actuel. Alors que l’économie mondiale est en pleine crise, les entreprises du numérique voient leur chiffre d’affaires décollé, car leurs services son devenu nécessaire voire essentiel dans le quotidien de beaucoup. Une situation particulièrement mal vécu en France, où les petits commerces sont contraints de fermer alors qu’Amazon reste actif. Cédric O, secrétaire d’État au numérique, a toutefois tenu à rappeler que le e-commerce ne représente que 10% du commerce français et qu’Amazon ne représente « que » 20% du e-commerce.


Bruno Le Maire reconnait cependant que l’instauration d’une taxe nationale par chaque pays n’est pas une solution optimale. Il serait préférable de mettre en place une nouvelle fiscalité internationale avec les 137 pays de l’OCDE. De plus, des discussions ont eu lieu en octobre dernier mais ont été bloquées par les États-Unis, le pays d’origine des GAFA. En parallèle, les géants de la Tech continuent de faire l’objet d’enquêtes anti-trust à travers le monde. Récemment, les États-Unis ont attaqué Google en justice sur la base de pratiques anti-compétitives. Ce procès inédit pourrait bien définir l’avenir de l’Internet.

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