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Un drone agile inspiré des rapaces

Publié le: 18/11/2020  |  Par: Guide Informatique  
Un drone agile inspiré des rapaces

Des chercheurs ont conçu un drone inspiré des rapaces. Une approche innovante qui permet à l’appareil de voler rapidement sur de longues distances et d’être très agile quand nécessaire.


La nature peut se révéler être une excellente source d’inspiration pour résoudre des problèmes de technologiques moderne. C’est ce que nous démontre ce projet conduit par des chercheurs en Suisse, à l’EPFL, l’École polytechnique fédérale de Lausanne. Souhaitant développer un nouveau concept de drone, les chercheurs ont observé les rapaces. Ces derniers bougent leur queue et leurs ailes en tandem afin d’effectuer les mouvements souhaités en changeant la résistance de l’air. Ils peuvent ainsi effectuer des vols rapides pour poursuivre une proie en terrain découvert, planer pour économiser leur énergie ou encore effectuer de rapides changements de direction en forêt. 


Les chercheurs ont donc eu l’idée de recopier ce principe afin de produire un concept de drone se rapprochant des performances rapaces. Au passage, ce projet permet de vérifier l’hypothèse biologique que les mouvements de la queue joue un rôle important dans le vol des rapaces.


L’aspect final de ce concept se rapproche grandement de celle d’un oiseau, avec des ailes et une queue composés de plumes synthétiques. Le résultat est au rendez-vous, ce drone peut resserrer ses ailes et sa queue pour voler très vite ou les élargir pour voler beaucoup plus lentement contrairement à un drone à voilure fixe et gagner en agilité.


Toutefois, si ce drone emprunte aux rapaces la synchronisation entre la queue et les ailes, le fonctionnement réel est bien différent. En effet, le drone se déplace grâce à une hélice et non aux mouvements des ailes. Le drone est ainsi plus efficace que le rapace puisqu’il doit effectuer deux fois moins de mouvements des ailes.


Habituellement, il existe deux types de drone : les drones à voilure fixe, qui sont lents mais peuvent voler sur une grande distance, et les quadricoptères, qui sont agiles et rapides mais manquent d’autonomie. Dario Floreano, directeur de l’EPFL, explique que ce nouveau drone est à mi-chemin entre les deux, avec une agilité quasiment similaire à celle des quadricoptères tout en ayant une autonome bien supérieure. Une combinaison de caractéristiques uniques qui rend ce drone particulièrement efficace pour se déplacer entre des bâtiments dans une ville, ou dans la forêt. Des situations particulièrement commune dans le cadre d’une opération de sauvetage. Et pour cause, ce projet est développé dans le cadre du Rescue Robotics Grand Challenge of NCCR Robotics, un concours suisse visant à développer des appareils robotiques pouvant être utilisés dans des missions de sauvetage. 


Ce prototype a toutefois un inconvénient de taille. Puisqu’il est nécessaire de contrôler à la fois la queue et les ailes, il nécessite davantage de compétences qu’un drone ordinaire pour être dirigé. À terme, on peut toutefois espérer que l’intelligence artificielle permette d’automatiser certaines tâches afin de faciliter le pilotage.

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