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Polémique autour des assistants vocaux, des humains écoutent les conversations

Publié le: 08/08/2019  |  Par: Guide Informatique  
Polémique autour des assistants vocaux, des humains écoutent les conversations

Ces derniers mois les assistants vocaux ont été au cœur de l’actualité. En cause, l’écoute de conversations privées par des humains.

Lorsque les assistants vocaux sont invoqués ils enregistrent les conversations. Une faible part de ces conversations, 0,2% pour Google Assistant ou 1% pour Siri d’Apple, sont ensuite écoutées par des humains. Leur rôle est de noter ses conversations en s’assurant que l’assistant entend correctement, répond correctement et s’active uniquement lorsqu’il est invoqué.

Au fil des dernières semaines il est devenu clair que tous les acteurs du marché utilisent cette pratique. Les assistants vocaux étant des intelligences artificielles, ils ont besoin de l’assistance de l’homme pour apprendre et s’améliorer.  C’est une pratique nécessaire mais qui créée la polémique, notamment en raison du manque de transparence des géants de la tech. En effet, ni Google, ni Amazon, ni Apple, n’a averti ses utilisateurs du risque que leurs données soient écoutées par des humains. Pire encore, jusqu’à présent, il était impossible de refuser que ses données soient analysées.

On pourrait penser que les utilisateurs ne communiquent aucune information confidentielle aux assistants vocaux. Mais d’après un sous-traitant chargé d’écouter les conversations de Siri, il est fréquent que les assistants vocaux se déclenchent par erreur. Il arrive donc que les sous-traitants entendent des conversations entre un patient et son médecin, des accords commerciaux ou encore des rapports sexuels. En théorie, les GAFA derrières les assistants vocaux garantissent que les conversations soient anonymisées et les enregistrements soient séparés de tout identifiant. Mais dans les faits, les conversations sont associées à des coordonnées géographiques et il est fréquent que des noms soient mentionnés dans l’enregistrement.

Suite à cette polémique particulièrement embarrassante pour Apple, qui se pose en champion de la vie privée, la firme à la pomme a décidé d’arrêter temporairement cette pratique. Une mise à jour logicielle viendra plus tard pour permettre aux utilisateurs de choisir si oui ou non, ils acceptent que leurs conversations soient écoutées. De son côté, Google a suspendu la pratique, pour une durée de 3 mois, et uniquement en Europe où le RGPD veille. Enfin Amazon, dernier à agir, a ajouté un bouton permettant de refuser l’écoute de ses conversations. Seul problème, le bouton en question est enfoui au fond des paramètres. À son tour, Windows a confirmé écouter les conversations enregistrées avec Skype et son assistant vocal Cortana. La firme de Redmond assure qu’elle va faire le nécessaire pour avertir les utilisateurs et leur permettre de refuser l’écoute de leurs conversations. Les assistants vocaux à faible part de marché tels que Bixby de Samsung ou Cortana de Windows demeurent discrets sur la question.

Cette polémique vient freiner le développement des assistants vocaux dans leur expansion. Après quelques ajustements, Apple et Google pourront reprendre l’écoute des conversations. Mais c’est la confiance envers leurs services qui est la plus affecté. Certains qualifiaient déjà les assistants vocaux de mouchard et cette polémique ne va pas arranger les choses. Selon une étude de Microsoft réalisée avant la polémique, 41% des utilisateurs d’assistants vocaux sont inquiets à propos de leur vie privée. La confiance, c’est pourtant le plus grand frein à la démocratisation des assistants vocaux. Puisque, toujours selon Microsoft, 80% des utilisateurs sont satisfaits des assistants vocaux. Une autre étude de Juniper Research estime qu’il y aura 8 milliards de produits équipés d’assistants vocaux en 2023, contre 2,5 milliards aujourd’hui, notamment avec leur arrivée sur les téléviseurs. Reste à savoir si les utilisateurs auront suffisamment confiance envers les assistants vocaux pour que cette prédiction se réalise.

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