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Neuralink : l’interface cerveau-machine qui veut changer le monde

Publié le: 06/08/2019  |  Mis à jour le: 08/08/2019  |  Par: Guide Informatique  
Neuralink : l’interface cerveau-machine qui veut changer le monde

Elon Musk, le visionnaire derrière Paypal, Tesla, SpaceX et The Boring Comapny a présenté les progrès d’une entreprise plus méconnue du grand public : Neuralink.
Neuralink est né en juillet 2016 d’une peur d’Elon Musk. La peur que les intelligences artificielles éveillent suffisamment leurs consciences pour représenter une menace envers l’humanité. Conscient qu’il est impossible d’empêcher le développement des intelligences artificielles Elon Musk choisit l’approche opposée : relier l’Homme aux machines. L’objectif est de créer une interface cerveau-machine à haute bande passante permettant de créer une symbiose entre l’intelligence artificielle et le cerveau humain.

Nous n’avions que peu d’informations sur ce projet aux allures de science-fiction jusqu’à ce mardi 16 juillet 2019. Cherchant à attirer de nouveaux talents, Elon Musk a tenu une conférence pour présenter les progrès de l’entreprise.
Au cours de ces deux dernières années, Neuralink est parvenu à créer un lien neuronal entre des puces électroniques et différentes zones du cerveau. Pour ce faire des fils sont implantés dans l’encéphale afin de capter les ondes cérébrales. Ces faisceaux, au nombre de 96, contiennent chacun 32 électrodes et sont conçus en polymères souples. Ils sont dix fois plus minces qu’un cheveu. Ces fils sont implantés automatiquement par un robot de manière indolore. Les électrodes communiquent avec un microprocesseur du nom de N1, lui-même connecté à un récepteur situé derrière l’oreille. Les signaux nerveux sont enregistrés, filtrés et amplifiés, puis ils sont communiqués à un autre appareil par Bluetooth tel qu’un smartphone. Une application dédiée va ensuite décrypter les signaux et transformer les pensées en action, le tout en temps réel. Les premiers tests ont déjà permis à des singes d’interagir avec des ordinateurs.

Dans le futur les machines ne seraient alors pas les ennemis de l’humanité, elles permettraient au contraire de créer des surhommes capables de contrôler des machines à distance. Les possibilités sont infinies. Pour l’heure c’est en médecine que la technologie pourrait trouver ses premières applications. Elle permettrait par exemple aux personnes paralysées d’écrire sur un ordinateur, de contrôler un bras automatique ou encore de conduire. Une personne muette pourrait communiquer à l’aide de haut-parleurs. Il serait également possible de mieux traiter des maladies comme l’épilepsie et la dépression.

Toutefois, la route est encore longue pour cet implant avant sa commercialisation. Étant à la croisée de la technologie et du médical, Neuralink devra passer de nombreux contrôles. Premièrement l’entreprise a besoin de l’autorisation de la Food and Drug Administration (FDA) pour pouvoir réaliser des tests sur l’Homme. Mais elle devra également faire ses preuves en termes de cybersécurité. Les pensées étant transformées en données, un hacker pourrait exploiter une faille pour littéralement s’emparer des pensées des utilisateurs. De plus, des régulations seront nécessaires pour empêcher ces données d’être utilisées à des fins de tracking par les différentes applications et gouvernements.

Dans quelques années, l’ambitieux Elon Musk pourrait révolutionner le monde avec cette interface cerveau-machine. En attendant, nous ne pouvons qu’attendre les résultats des premiers tests sur humain prévus pour fin 2020, sous réserve que Neuralink obtienne l’accord de la FDA.

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