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Facebook utilise la chaleur produite par l’un de ses data centers pour chauffer une ville norvégienne

Publié le: 21/07/2020  |  Par: Guide Informatique  
Facebook utilise la chaleur produite par l’un de ses data centers pour chauffer une ville norvégienne

Les data centers sont connus pour être très difficiles à refroidir. C’est pourquoi ils sont habituellement construits dans des régions très froides tels que le Danemark. Dans ces régions ils peuvent même être bénéfiques, en effet, un data center de Facebook chauffe la ville danoise d’Odense.


Les data centers sont de véritables usines à chaleur. Pour remédier aux  problèmes, certains font preuves d’ingéniosité, comme Microsoft qui a ouvert un data center sous l’eau, mais dans la plupart des cas, des climatiseurs refroidissent les serveurs pour les maintenir à une température idéale de 28 degrés et rejettent l’air chaud dans l’atmosphère. L’impact environnemental est évidemment désastreux. Mais dans la ville d’Odense, au Danemark, Facebook a trouvé un bon usage à ce surplus de chaleur. En effet, ce data center transfert sa chaleur aux pompes à chaleur de la commune via des serpentins en cuivre remplis d’eau chaude. Cette dernière est ensuite utilisée pour augmenter la température du circuit fournissant l’eau chaude aux radiateurs des demeures de la ville d’Odense. Lauren Edelman, responsable du programme énergétique de Facebook, a expliqué que, depuis plusieurs mois déjà, ce programme chauffe un hôpital ainsi que plusieurs autres bâtiments de la communauté.


Si ce type de projet n’est pas novateur, son ampleur est inédite. Étant donné que nous sommes actuellement en été, le programme ne tourne pas à plein régime. Mais selon Lauren Edelman, ce dernier pourra récupérer 25 MW par heure de chaleur utilisable produite, soit 100 000 MWh d’énergie par an, de quoi chauffer 6900 foyers, contre quelques-uns pour les projets déjà existants. Par ailleurs, Facebook précise que ce centre de données utilise exclusivement des énergies renouvelables, produites par des éoliennes tandis que ce projet devrait réduire de 25% la demande de charbon de la ville.


Il est possible que ce type de dispositif devienne plus courant à l’avenir. Toutefois, Lauren Edelman prévient que cela dépend de nombreux facteurs, dont la proximité entre le data center et la ville alimentée. 


En parallèle, Google explore d’autres méthode afin de réduire l’impact écologique des data centers. La firme de Mountain View a conçu un outil permettant d’organiser les tâches de calcul les plus complexes, entrainant des pics de consommation, avec la disponibilité d’énergie à faible teneur en carbone. Facebook a d’or et déjà annoncé avoir des ambitions similaires. 


En 2018, la firme de Mark Zuckeberg s’est engagé à utiliser exclusivement des énergies renouvelables d’ici la fin de l’année et à réduire de 75% ses émissions de gaz à effet de serre. Le leader des réseaux sociaux est en bonne voie, depuis 2017 il a réduit de 59% ses émissions de gaz à effet de serre et a atteint 86% d’énergies renouvelables pour l’ensemble de ses activités. L’entreprise s’est engagée à accélérer la transition vers les énergies renouvelables là où elle opère et privilégie l’utilisation de sa propre énergie sur un circuit court. Toutefois, compte tenu de la quantité d’énergie que ses opérations nécessitent, il lui est impossible de satisfaire seule à ses besoins. Il demeure encourageant de voir l’intérêt que porte les géants de la tech au sujet de l’écologie et leur volonté de compenser les dégâts causés par leurs data centers.

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