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Des tatouages électriques à application médicale

Publié le: 31/10/2019  |  Par: Guide Informatique  
Des tatouages électriques à application médicale

Le professeur John A. Rogers a développé le concept de tatouage électrique à la fin des années 2000 à l’université d’Illinois. Ce tatouage n’en est pas réellement un, il n’y a pas d’encre injectée dans la peau. Il s’agit plutôt d’un patch extrêmement fin et flexible contenant des composants électriques tout aussi flexible. De plus, ce patch peut être facilement enlevé.

Ce type de tatouage peut être utilisé dans le milieu médical. On peut y inclure des stimulateurs musculaires et des moniteurs de l’activité du cœur et du cerveau. Les tatouages électriques de John A. Rogers s’approchent de leur commercialisation mais ils ont une limite majeure. Ils sont produits par impression sur la peau et il est impératif que tous les éléments nécessaires soient imprimés en une seule fois. Ainsi, il est impossible d’ajouter des composantes à un tatouage déjà existant. Une solution pour pallier à ce défaut et de connecter plusieurs tatouages ensemble.

Mais de nouveaux chercheurs, les étudiants diplômés Aaron Frankin et Shiheng Lu, sont parvenus à améliorer le tatouage électrique. Ils ont développé une nouvelle encre contenant des nanofils en argent pouvant être imprimés à basse température avec une imprimante aérosol. Jusqu’à présent les chercheurs pensaient qu’il faut laisser sécher l’encre deux heures pour quelle conserve ses propriétés conductrices. Mais cette nouvelle encre n’a besoin de sécher que deux minutes et elle conserve ses performances même après avoir été pliée, sur le doigt par exemple, plus d’un millier de fois. L’étudiant diplômé Nick Williams est parvenu à connecter le tatouage à une lumière LED et à une source d’énergie, même lorsqu’il plie son doigt la LED reste allumée. Les deux étudiants sont ensuite parvenus à améliorer le tatouage en y ajoutant un transistor, permettant ainsi de réguler le courant électrique. Pour ce faire ils ont rajouté deux nanofils en argent s’étendant de chaque côté du tatouage, une couche isolante et une dernière couche de nanofil en argent.

Toutes ces améliorations sont possibles grâce à un changement dans la méthode d’impression. Autrefois, il était nécessaire que la peau subisse un bain chimique pour rincer les matériaux non voulus, de durcir les couches pour éviter qu’elles se mélangent et de réchauffer à très haute température. Autant d’étapes qui limitaient fortement l’impression de tatouages électriques. La nouvelle technique d’impression d’Aaron Franklin s’en affranchit complètement. Par ailleurs le tatouage électrique utilise désormais des nanofils, inoffensif pour la santé, contrairement aux nanoparticules d’argents utilisées jusqu’à présent. Tout cela est possible grâce à l’impression de L’encre par aérosol, une technique à laquelle personne ne croyait selon Aaron Franklin.

Ce dernier ne s’attend pas à ce que son invention prenne la place des appareils traditionnels. Il pense plutôt qu’elle sera utile pour les cas où il n’est pas possible d’utiliser un appareil générique, le tatouage électrique ayant l’avantage d’être très adaptif. Il pourrait par exemple être utilisé pour produire des bandages personnalisés. Avec le tatouage électrique la technologie démontre une fois de plus son utilité dans le domaine médical. Le projet est d’ailleurs financé par le département de recherche médical de l’armée américaine.

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