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Vers un standard universel pour les maisons connectées

Publié le: 18/02/2020  |  Par: Guide Informatique  
Vers un standard universel pour les maisons connectées

Les objets pour les maisons connectées sont de plus en plus populaires. Cette tendance s’est accélérée avec l’essor des enceintes connectées, notamment l’Echo Dot d’Amazon avec l’assistant vocal Alexa et du Google Mini équipé du Google Assistant. En 2019, le chiffre d’affaires du marché de la maison connectée était de 1,45 milliards de dollars. Pour les années à venir, les analystes prévoient une croissance de 16,6% par année, atteignant ainsi un chiffre d’affaires de 2,68 milliards de dollars en 2023. Le taux de pénétration devrait quant à lui doubler sur les années à venir. En 2019 il était de 19,8%, pour 2023 il devrait atteindre 38,7%.

Les maisons connectées poursuivent donc la phase de démocratisation à un rythme soutenu. Pour faire face à cette nouvelle demande, les producteurs ont redoublé d’imagination et ont inventé tous types d’appareils connectés :  ampoules, vaporisateurs, radiateurs, micro-ondes, frigos, sonnettes, caméras de surveillance, détecteurs de mouvement, etc… Globalement, tous les appareils peuvent être transformés en appareils connectés.

Ces derniers ont l’avantage d’économiser de l’énergie, et donc, de l’argent. Mais surtout, ils apportent de nouvelles fonctionnalités et permettent de gagner du temps. Notamment, il est possible d’automatiser certaines tâches comme la préparation du café le matin, éteindre la lumière le soir, etc…

Mais il reste encore quelques freins à leur adoption. Si ces appareils sont très simples à utiliser une fois paramétrés, l’installation quant à elle peut être un réel casse-tête. Il ne suffit pas de visser une ampoule, il faut la relier à un boîtier central, connecter ce boîtier à Internet et indiquer au logiciel dans quelle pièce se trouve chaque lampe. Il reste encore à paramétrer ses différentes routines. Et encore, cela est le meilleur scénario quand tout se passe bien. Il est fréquent que des appareils rencontrent des problèmes pendant ou après l’installation et qu’il soit nécessaire de tout réinitialiser, sans parler des déménagements. Ce problème est d’autant plus agaçant que d’un constructeur à l’autre le fonctionnement varie. À cause de cela, tous les appareils ne sont pas compatibles entre eux. Et pour rendre le tout encore plus complexe, les assistants vocaux ne fonctionnent pas tous avec tous les appareils. Par exemple, Apple a développé le label HomeKit pour les appareils connectés fonctionnant avec son assistant vocal Siri. Pour obtenir ce label, le produit doit répondre à des normes de sécurité plus strictes que pour Alexa et Google Assistant. En conséquence, ils arrivent souvent que les constructeurs décident d’ignorer Apple et ne proposent pas l’intégration à HomeKit.

Ce problème de norme rend l’univers des maisons connectées très complexe et dissuade de nombreux potentiels clients de se laisser tenter. Conscient qu’il s’agit d’un frein au développement du marché, ses différents acteurs ont décidé d’agir. Ainsi, Apple, Amazon, Samsung et de nombreux membres de la Zigbee Alliance (qui développe les normes du milieu) tels que IKEA se sont alliés pour développer un protocole universel. L’objectif est de permettre aux fabricants de produire plus facilement des appareils fonctionnant avec tous les assistants vocaux. Ce groupe a prévu de publier un premier brouillon en fin d’année 2020. Ce nouveau protocole devrait donc être prêt en 2021 ou 2022.

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