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Une nouvelle méthode pour fabriquer des écrans tactiles à moindre coût

Publié le: 18/02/2020  |  Par: Guide Informatique  
Une nouvelle méthode pour fabriquer des écrans tactiles à moindre coût

Au cours de la dernière décennie, les écrans tactiles se sont répandus partout. Leur adoption a commencé avec les smartphones, puis les tablettes, certains ordinateurs portables et maintenant même les tableaux de bords de certains modèles de voitures en sont équipés. La demande a donc explosé mais pourtant les processus de fabrication n’ont pas connu de grandes évolutions et demeurent relativement coûteux.

Des chercheurs du RMIT à Melbourne en Australie, pensent avoir développé une nouvelle méthode de production beaucoup plus économe. Ils utilisent une fine couche présente dans les écrans tactiles des téléphones et l’aplatisse de 3D à 2D en utilisant du métal liquide.

Le résultat est une couche dont l’épaisseur se mesure en nano centimètres, directement compatible avec les appareils électroniques actuels. Par ailleurs, elle est si flexible qu’elle peut être enroulée en tubes. Cela rend possible une production en impression par rouleau comme les journaux.

La plupart des écrans tactiles pour smartphones sont conçus à partir d’un matériau transparent, l’oxyde d’indium-étain qui a l’avantage d’être très conducteur mais le désavantage d’être très fragile.

Docteur Torben Daeneke, le directeur de cette étude, déclare que son nouveau procédé permet de transformer un ancien matériau et de le transformer en une nouvelle version beaucoup plus fine et flexible. Cette nouvelle forme peut être pliée et tordue. Mais surtout, sa méthode production est bien plus économe et efficace que la méthode utilisée actuellement, très lente et coûteuse.

Transformer la couche en 2D apporte un autre avantage : elle est plus transparente et donc, laisse passer plus de lumière. Il faut donc moins d’énergie pour arriver à une luminosité similaire. Résultat, une économie de batterie de près de 10%. Ce nouveau procédé de fabrication offre donc de meilleurs résultats mais il n’est pas plus complexe pour autant, au contraire. La méthode actuelle est lente, énergivore, comprend de nombreuses étapes et doit impérativement être réalisée dans une chambre vide. Au contraire, selon Torben Daeneke, cette nouvelle méthode est si simple qu’elle pourrait être réalisée dans une cuisine. Il poursuit en déclarant qu’avec cette méthode il est possible de produire des écrans tactiles en utilisant des ingrédients trouvables en quincaillerie et en les imprimant sur du plastique.

Pour ce faire, un alliage d’indium et d’étain est chauffé à 200°C pour être liquéfié avant d’être roulé sur une surface pour imprimer des couches d’oxyde d’indium-étain épaisses de quelques nano centimètres. Ces couches 2D ont la même structure chimique que les couches 3D classiques mais avec de nouvelles propriétés telles que la flexibilité et une plus forte transparence. Pour obtenir la même conductivité qu’avec des couches 3D il suffit de superposer plusieurs couches. Torben Daeneke décrit cette nouvelle approche comme révolutionnaire, résolvant un challenge jusqu’à présent considéré comme impossible.

Les chercheurs ont déposé une demande de brevet et ont produit des écrans complets pour démontrer la viabilité du concept. Pour eux cette nouvelle méthode pourrait non seulement équiper les écrans de nos téléphones portables, tablettes et autres appareils électroniques mais également les panneaux solaires et fenêtres intelligentes.

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