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La crise redessine le paysage de la FinTech mondiale

Publié le: 30/06/2020  |  Par: Guide Informatique  
La crise redessine le paysage de la FinTech mondiale

Alors qu’elle s’attendait à un avenir radieux, la FinTech européenne a été forcée de revoir ses prévisions fortement à la baisse à cause de l’épidémie mondiale. Outre-Atlantique, cette même épidémie a poussé le marché à s’accélérer, redistribuant ainsi les cartes de la du marché mondial.

Avant la crise, les néobanques européennes s’attendaient à cinq années de croissance record. Depuis, la baisse de la consommation les a forcé à revoir leurs effectifs à la baisse : Revolut, leader européen, a réduit ses effectifs de plus de 50 personnes, tandis que Monzo s’est séparé de 120 collaborateurs. De son côté, N26 a réduit son effectif aux États-Unis et retarde son déploiement au Brésil.

À cause de ce ralentissement, il va être beaucoup plus difficile pour ces jeunes pousses européennes de passer la « vallée de la mort », la période pendant laquelle elles croissent à perte jusqu’à avoir suffisamment d’utilisateurs pour être rentable. De plus, au cours de la crise, elles ont perdu la confiance de certains de leurs clients car, n’étant pas des établissements de crédit, elles n’étaient pas capables de fournir de prêt garanti par l’État, un prêt vital pour de nombreuses TPE et PME. Alors que le plus dur semble être passé, les néobanques européennes vont devoir rester prudentes tandis que leurs concurrents américains accélèrent.

Alors que le monde de la FinTech semblait favorable à l’Europe, grâce à un marché bancaire moins fermé qu’aux États-Unis, la situation est en train de changer. Pour cause, face à la crise, le gouvernement américain a lancé une aide d’urgence pour toute personne ayant perdu son emploi en raison de l’épidémie, prenant la forme d’un chèque de 1200 dollars. Pour les plus de 14 millions d’Américains sans compte bancaire il était difficile d’encaisser ce chèque. Les néobanques se sont donc présentés comme une solution idéale. Elles ont par ailleurs opposer leur aide au gouvernement fédéral dans la gestion de la crise. C’est dans ce contexte que la californienne Varo Money vient de lever 241 millions de dollars, lui permettant d’obtenir le capital nécessaire pour être considéré comme un établissement de crédit. De son côté, Square, la FinTech de Jack Dorsey, est en train de convertir ses clients au dépôt direct, leur permettant ainsi d’utiliser le service pour recevoir leur salaire.

Au Brésil également, la néobanque Nubank se démarque. Elle vient de passer le cap des 25 millions de clients, en faisant le leader mondial, loin devant Revolut et ses 10 millions de clients. Un tel succès s’explique par des circonstances uniques au marché brésilien. Parmi ses 110 millions d’habitants, le pays lusophone ne compte que 50 millions de personnes titulaires d’un compte courant. Dans le même temps, le Brésil est le quatrième pays le mieux connecté au monde. Les néobanques, facilement accessibles depuis un smartphone, rapides et peu coûteuses ont donc tout pour y plaire.

Les européens Revolut, N26 et Monzo, qui s’étaient installées sur le marché américain, risquent donc d’avoir à revoir leurs ambitions à la baisse, et peut-être même à plier bagage.

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