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La Chine demande à ses entreprises de livraison de nourriture de baisser leurs frais de commission

Publié le: 26/04/2022  |  Par: Guide Informatique  
La Chine demande à ses entreprises de livraison de nourriture de baisser leurs frais de commission

La Chine demande à ses entreprises de livraison de baisser leurs frais de commission. Le gouvernement cherche ainsi à venir en aide aux restaurateurs qui ont été fragilisés par l’épidémie.

C’est conjointement que la Commission nationale du développement et de la réforme chinoise ainsi que treize autres organismes gouvernementaux ont annoncé les changements à venir dans le secteur de la livraison de nourriture à domicile. Ces organismes vont donc guider les plateformes de livraison pour réduire les frais facturés aux restaurateurs. Concrètement, ces entreprises vont être contraintes de revoir leurs marges à la baisse. L’objectif derrière cette mesure est de venir en aide aux restaurateurs, ces derniers ayant été fragilisés par l’épidémie. Et pour assister encore davantage ceux en ayant le plus souffert, le gouvernement a demandé aux plateformes de livraison d’accorder des remises préférentielles périodiques aux restaurateurs situés dans les villes où le virus a fait le plus de dégâts. C'est-à-dire, les villes où les restaurants ont été contraints de fermer le plus longtemps suite aux mesures de distanciation sociale.

Cette annonce s’inscrit dans une série de mesures lancées par le gouvernement chinois pour réguler ses acteurs technologiques. Meituan, une entreprise de livraison chinoise, avait déjà fait les frais de ces mesures. L’entreprise avait écopé d’une amende de 456 millions pour pratique anti-compétitive : elle interdisait aux restaurateurs présents sur sa plateforme d’utiliser d’autres plateformes. Suite à ces nouvelles annonces, Meituan a vu son action en bourse chuter de plus de 15%. Le cours de l’action de l’un de ses concurrents, Ele.me, filiale d'Alibaba, a quant à lui baissé de 4%.

Le gouvernement chinois ne s’intéresse pas qu’aux marges de ces entreprises, il se préoccupe également des conditions de travail de leurs livreurs. En automne dernier, il avait demandé aux diverses plateformes d’agir pour améliorer ces conditions. Comme c’est le cas en France, les livreurs sont payés à la livraison et doivent donc se surpasser pour tenir un rythme imposé par des algorithmes d’optimisation ne prenant pas toujours en compte la réalité du terrain. Afin d’obtempérer sans réduire la productivité de leurs livreurs, certaines plateformes leur ont offert des casques connectés dotés de fonctions de commande vocale leur permettant de se repérer sans avoir besoin de leur smartphone. Elles ont par ailleurs élargi les délais de livraison, permettant aux livreurs de réduire la cadence.

Ces mesures reflètent les défis liés aux entreprises ayant un modèle économique similaire à celui d’Uber. Ces dernières jouent avec les limites du droit du travail et peuvent, lorsqu’elles sont suffisamment dominantes sur un marché, imposer des frais élevés à des restaurateurs démunis. Consciente de ces problèmes, l'Union Européenne a déposé en décembre dernier une motion visant à forcer ces plateformes à salarier leurs livreurs et chauffeurs. Mais alors que les utilisateurs se sont désormais habitués au confort de ces services et que des milliers de personnes en tirent leur principale source de revenu, tout l’enjeu est de réguler sans pour autant asphyxier ces entreprises.

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