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Facebook et Google auraient conclu un accord illégal pour assurer leur position dans le marché de la publicité en ligne

Publié le: 17/02/2021  |  Par: Guide Informatique  
Facebook et Google auraient conclu un accord illégal pour assurer leur position dans le marché de la publicité en ligne

Facebook et Google auraient conclu un accord illégal afin d’asseoir leur monopole dans le secteur de la publicité en ligne. Baptisé Jedi Blue, cet accord fait l’objet d’une plainte au Texas.

Le 16 décembre dernier, une nouvelle plainte contre Google a été déposée par un groupe de procureurs généraux. Ce groupe est porté par Ken Paxton, procureur général du Texas, selon qui Google et Facebook conspireraient afin de conserver leur position dominante. Une nouvelle accusation qui intervient alors que Google fait déjà l’objet d’une plainte antitrust au niveau fédéral.

Selon ce groupe de procureurs, Google aurait conclu un accord avec WhatsApp, propriété de Facebook, afin d’avoir accès aux données de la messagerie. Selon eux, peu après l’acquisition de WhatsApp par Facebook, ce dernier aurait signé un accord avec la firme de Mountain View afin de lui accorder l’accès à des millions de messages, photos, vidéos et fichiers audio cryptés de WhatsApp.

Un porte-parole de WhatsApp affirme pourtant que les messages étant cryptés, ils ne peuvent par définition être lus par personnes d’autres que l’expéditeur et le destinataire, pas même par WhatsApp. En revanche, Google propose une fonctionnalité de sauvegarde pour WhatsApp qui enregistre les conversations dans Google Drive. Pour la firme de Redmond, c’est une mauvaise interprétation de cette fonctionnalité qui serait à l’origine de ces accusations. Le porte-parole de Google a par ailleurs déclaré: « Les affirmations du procureur général Paxton au sujet de nos solutions publicitaires sont infondées. Nous avons investi dans des services de technologie publicitaire de pointe qui sont utiles aux entreprises et profitent aux consommateurs. Les prix des publicités digitales ont chuté au cours de la dernière décennie. Les frais de l’ad tech diminuent également. Les frais des technologies publicitaires de Google sont inférieurs à la moyenne du secteur. Ce sont les caractéristiques d’une industrie hautement compétitive. Nous nous défendrons fermement contre ces revendications sans fondement devant les tribunaux. »

En parallèle, Google aurait offert des avantages sans précédent à Facebook dans le marché publicitaire tels que des informations confidentielles sur les audiences ainsi qu’un délai supplémentaire pour faire des offres. En contrepartie, Facebook aurait promis de se positionner sur 90% des offres dès lors que l’audience était identifiée. Selon le New York Times, Facebook aurait dépensé 500 millions de dollars dans le cadre de cet accord avec des conditions inaccessibles pour ses concurrents. En effet, Facebook aurait payé des frais de transaction de 5% à 10% alors qu’ils sont habituellement de l’ordre de 20%. En privilégiant Facebook, Google se serait donc rendu coupable de concurrence déloyale. L’accord, qui mentionne 20 fois le terme antitrust, aurait également inclut une clause pour que les deux entreprises s’entraident en cas d’enquête. Malgré tout, les deux géants nient toute atteinte à la concurrence. Selon Facebook, cet accord permettait justement d’accroître la concurrence dans les enchères publicitaires. Pour Google, le procès déforme l’accord ainsi que d’autres aspects de son activité publicitaire.

Ken Paxton, le procureur général du Texas, résume l’affaire en une phrase : « si le marché était une partie de baseball, Google serait à la fois le lanceur, le batteur et l’arbitre. »

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