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Facebook bannit les deepfakes à l’approche des présidentielles américaines

Publié le: 21/01/2020  |  Par: Guide Informatique  
Facebook bannit les deepfakes à l’approche des présidentielles américaines

La technologie deepfake a beaucoup fait parler d’elle ces derniers mois. L’application russe FaceApp y a familiarisé le grand public et depuis lors plusieurs vidéos virales ont circulés et les réseaux sociaux Snapchat et TikTok ont suivi la tendance.

Cette technologie d’édition de vidéo basée sur des algorithmes à tout pour plaire au grand public. Elle rend possible de nombreux filtres Snapchat et permet de remplacer des acteurs par d’autres dans des films ou séries, voir de soi même prendre la place de l’acteur. Toutefois, au-delà du divertissement le deepfake peut être utilisé pour répandre des fakes news. Comment savoir qu’un politicien n’a pas réellement dit ce qu’il semble avoir dit dans une vidéo utilisant le deepfake ? Pour l’humain il est impossible de différencier une vidéo authentique du deepfake. Il est alors possible de faire passer tout type de message de façon bien plus rapide et crédible qu’avec un article écrit. De plus, en considérant que les utilisateurs des réseaux sociaux sont friands de vidéos, ces fake news ont toutes leurs chances pour devenir viral et se répandre partout. Et une fois la vidéo omniprésente, elle est encore plus crédible. Il est difficile d’imaginer qu’une vidéo partagée par des dizaines de milliers de personnes n’est pas réelle.

Les réseaux sociaux ont bien saisi les risques et ont décidé d’agir. Dans un billet de poste de novembre 2019, Twitter a proposé d’annoter les vidéos deepfakes pour prévenir les utilisateurs qu’elles ont été modifiées. L’oiseau bleu a conclu son billet en invitant ses utilisateurs à remplir un sondage pour connaître leur opinion afin de parfaire sa politique. De son côté, Facebook a annoncé début 2020 l’interdiction complète des vidéos deepfakes sur sa plateforme. Cette décision survient en prévision des élections américaines de 2020 et quelques jours avant que Facebook ne soit confronté au congrès américain sur le sujet des tromperies sur internet. En effet, le congrès considère que le réseau n’agit pas assez pour stopper le flux de fake news. En cause notamment, sa décision de laisser les politiques mentir dans leur publicité sur la plateforme. Une décision qui s’oppose à celle de bannir les deepfakes. Si les politiciens sont autorisés à mentir, ils devraient l’être de toutes les manières ? Et bien non, sans réelle explication Facebook a déclaré que les deepfakes sont une exception à la règle. De ce fait, personne ne peut poster de deepfake sur la plateforme.

L’interdiction des deepfakes a été grandement critiquée car elle est considérée par beaucoup comme une fausse mesure. En interdisant les deepfakes, Facebook veut limiter la propagation des fake news, mais le réseau ne fait rien contre les cheap fakes, les vidéos éditées avec de simples logiciels de montage. Pourtant ce type de vidéo est bien plus populaire car elles sont plus difficiles à détecter par les systèmes de contrôle et bien moins coûteuses. À quoi bon bloquer les deepfakes si une simple image éditée sur Photoshop ou une vidéo antidatée est plus efficace ? Ces méthodes ne datent pas d’hier mais Facebook n’y a proposé aucune réponse.

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