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Donald Trump s’attaque à l’intégralité d’Internet suite au fact-checking de Twitter

Publié le: 08/06/2020  |  Mis à jour le: 09/06/2020  |  Par: Guide Informatique  
Donald Trump s’attaque à l’intégralité d’Internet suite au fact-checking de Twitter

Le président américain Donald Trump prend des mesures contre les réseaux sociaux. Ce dernier a pris cette décision car Twitter a marqué plusieurs de ses tweets comme trompeur et faisant l’apologie de la violence.

Twitter est la plateforme préférée de Donald Trump. Ce dernier y prend la parole plus de dix fois par jour et n’hésite pas à y faire d’importantes annonces. Jusqu’à présent, Twitter, comme tous les autres réseaux sociaux, laissaient les communications des hommes politiques telles quelles, qu’elles violent les règles d’utilisation ou non. Fin 2019, le réseau à l’oiseau bleu avait renforcé ses règles en prévision de la campagne électorale américaine de 2020. Toutefois, le président américain n’était pas concerné par ses mesures. 

Cela a changé le 26 mai, pour la première fois, Twitter a libellé un tweet du président américain comme trompeur. Ce dernier déclarait qu’il est impossible de contrôler la fraude en autorisant les citoyens à voter par mail. Twitter a annoté le tweet en indiquant qu’il n’y a aucune preuve de ce que le président avance. 

En réponse aux mesures de Twitter, Donald Trump a signé un décret présidentiel visant à modifier la section 230. Selon cette dernière, les services web ne sont que des plateformes permettant de publier du contenu et ne sont en rien responsable du contenu qui y est posté. C’est grâce à cette section que les réseaux sociaux ne sont pas poursuivis pour apologie du terrorisme lorsqu’une vidéo terroriste y est publiée par exemple. Cette protection est donc fondamentale pour Facebook, Twitter et YouTube, leur existence même serait remise en question s’ils devaient être tenu responsable de tout ce que leurs membres y publient. Or, selon le décret de Donald Trump, les réseaux sociaux ne seraient désormais plus protégés par la section 230 s’ils censurent un politicien, comme l’a fait Twitter en masquant un tweet du président américain.

Malgré tout, Twitter a décidé de poursuivre son fact-checking. Trois jours après le premier tweet, le 29 mai, Twitter a à nouveau annoté un tweet du président américain. Dans ce tweet, en réponse aux manifestations causées par le meurtre de Georges Floyd, le président a averti : lorsque les pillages commencent, les tirs commencent. Twitter a alors marqué le tweet comme faisant l’apologie de la violence et l’a masqué derrière un avertissement. 

De son côté, Facebook a décidé de ne pas interférer, laissant ainsi les communications du président américain sans avertissement. Face à cette inaction, plusieurs employés du réseau social ont effectué un virtual walk out, refusant de travailler le lundi 1er juin. Ces derniers ont déclaré que l’histoire n’épargnera pas Facebook pour son inaction et l’un d’entre eux a démissionné. En réaction, Mark Zuckeberg a déclaré que cette décision n’avait pas été facile à prendre mais il estime que ce n’est pas à lui de juger ce qu’un politicien peut dire ou non. Il a par ailleurs critiqué Twitter, considérant que s’il fallait prendre des actions, celles de Twitter sont insuffisantes. Dans des échanges privés ayant fuités, Mark Zuckerberg révèle être « dégoûté » par ce qu’a dit le président et pense que laisser ses messages publics va nuire à l’image de Facebook dans l’opinion publique. Malgré tout, à l’encontre de ses employés, il considère que préserver la liberté d’expression est plus importante que de limiter les propos dangereux. Jack Dorsey, derrière Twitter, et Mark Zuckeberg, derrière Facebook, ont donc des visions radicalement opposés sur la façon dont les réseaux sociaux devraient contrôler les discours politiques, reste à voir laquelle des deux l’emportera.

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