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Des chercheurs autrichiens ont conçu une nouvelle façon de tester les véhicules autonomes

Publié le: 29/07/2020  |  Par: Guide Informatique  
Des chercheurs autrichiens ont conçu une nouvelle façon de tester les véhicules autonomes

Les véhicules autonomes ne cessent de progresser. Si certains d’entre eux sont déjà en circulation, des doutes persistent sur leur fiabilité et leur réaction en situation dangereuse. Ils sont donc testés encore et encore mais les procédés de test destinés aux véhicules traditionnels ne leurs sont pas adaptés. C’est pourquoi des chercheurs de l’université technique de Graz (TU Graz) en Autriche ont collaboré avec la firme de cybersécurité AVL pour concevoir une nouvelle approche.


Google, Amazon, Audi, Baidu ou encore BMW et Intel, tous les acteurs de la tech et de l’automobile s’intéressent aux véhicules autonomes. Cette révolution dont nous parlons depuis des années a déjà commencé à prendre forme avec le mode autopilote de Tesla et les taxis autonomes de Waymo, filiale d’Alphabet, qui circulent déjà dans certains États des Etats-Unis. Pourtant, les régulateurs demeurent très réticents, et pour cause il est difficile de tester la fiabilité de ces véhicules. En effet, là où un véhicule classique n’a qu’à parcourir 20 000km pour prouver sa viabilité, un véhicule autonome doit en faire 200 millions. Face à l’impossibilité de la tâche, les constructeurs se sont tournés vers tests virtuels. Ainsi, les véhicules circulent dans des simulations se rapprochant des conditions réelles, un moyen efficace de tester les systèmes pour les améliorer.


Toutefois, pour un véhicule autonome il n’est pas suffisant de prouver qu’il peut rouler des milliers de kilomètre sans accident. Si l’on attend uniquement d’un véhicule classique une fiabilité technique, pour un véhicule autonome il est nécessaire de connaître sa réaction face à des situations à risque. En effet, pour qu’un véhicule soit parfaitement autonome, il faut qu’il soit capable de faire face à ces situations sans aucune intervention du chauffeur. Hors, il existe un grand nombre de situations dangereuses suffisamment rares pour qu’un véhicule ne les rencontre pas en situation de test, et ce, même en parcourant 200 millions de kilomètres.


C’est pourquoi les chercheurs de TU Graz et les équipes d’AVL ont imaginé une nouvelle approche : plutôt que de demander à un véhicule de parcourir une certaine distance, ils le confrontent à des scénarios précis. Ces situations étant dangereuses, elles sont naturellement testées virtuellement à l’aide de l’algorithme de test d’AVL. Les chercheurs n’ont qu’à décrire la situation au système pour que ce dernier puisse la tester. Sur 319 scénarios testés, 9 ont mené à des accidents. Par exemple, le système n’a pas été capable de détecter deux piétons provenant de directions opposés et à renverser le second en manœuvrant pour esquiver le premier. Sans ce test, ces scénarios n’auraient pas été détectés et auraient pu causer de véritables accidents. Ces tests jouent un rôle clé pour passer des systèmes semi-automatiques, tel que le mode autopilote de Tesla, aux systèmes automatiques.


Les travaux de ces chercheurs apportent donc une nouvelle approche intéressante pour tester les véhicules autonomes et s’assurer de leur fiabilité. Toutefois, il reste à déterminer une norme universelle sur laquelle tous les tests devront se baser pour qu’un véhicule autonome puisse être mis en circulation.

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