22 Novembre 2008
La lettre d'avril 2008
- Tous les évènements informatiques sont sur le Guide
- Montée de version logicielle : les bonnes recettes
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- L’équipe projet n’abandonne pas son outil
- Les DSI se mettent au vert
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- Géo événement
- Trois aiguillons pour l’information géographique
- SIG - Des solutions entre logiciels et services
- SIG, mode d’emploi : 11 principes pour tout savoir
- Le système d’information géographique abat ses cartes
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Le système d’information géographique abat ses cartes
Etude - la lettre d'avril 2008
LES SIG DEVIENNENT DES OUTILS DECISIONNELS INTEGRES AU SI D’ENTREPRISE
Les utilisateurs des SIG sont en pleine ébullition. Déclinaison cartographique des fonctions décisionnelles, multiplication des applications hébergées du type Google Maps ou Géoportail… La carte est en train de devenir le support de prédilection des décideurs.
Les géographes ou les techniciens du cadastre ne sont plus les seuls utilisateurs de la cartographie numérique. Les décideurs fonctionnels s’y mettent. « La spatialisation des organisations et le développement de la prise en compte de la composante cartographique dans les processus métier se développent », se félicite Rony Gal, PDG d’Esri France. L’éditeur leader du marché en est certain : l’arrivée de l’information géographique dans le système d’information d’entreprise va provoquer une véritable révolution.

Légende : « Les processus métier intégrent de plus en plus la composante cartographique », Rony Gal, PDG d’Esri France
Une révolution qui touche autant aux métiers qu’aux usages ou aux compétences techniques. « Au travers de Google Earth ou du Géoportail de l’IGN, le public a découvert que l’on pouvait entrer beaucoup d’informations sur des cartes, et que celles-ci disent désormais beaucoup de choses », confirme Eric Lanzi. Pour le PDG de Géoconcept, il s’agit autant d’un outil de représentation que d’un support d’analyse, statique ou dynamique.

Légende : « Les cartes disent désormais beaucoup de choses », Eric Lanzi, PDG de Géoconcept
Les DSI accompagnent le mouvement en intégrant des systèmes d’information géographiques (SIG) dans le système d’information des métiers de l’entreprise. Le succès de Google Maps, du Géoportail ou d’autres outils de visualisation aérienne tels Néoglobe ou Archividéo, a initié le mouvement en présentant des cartes, des photographies aériennes, des visualisations en 3D donnant vie à des informations localisées. A eux de transformer l’idée pour qu’elle imprègne l’entreprise.
Les premiers usages de la cartographie numérique sont apparus il y a une vingtaine d’années dans les collectivités locales, principalement pour gérer le cadastre. Ce sont les pionniers. Ont suivi des applications d’aménagement du territoire, d’urbanisme, de services techniques, de gestion des réseaux d’eau, d’assainissement, d’éclairage. Puis la cartographie s’est faite plus analytique, abordant les données agricoles, les pollutions, les sols, la faune, et les espaces naturels.

(Source : Esri France)
Légende : Les SIG sont utilisés pour cartographier les ressources naturelles, c’est un domaine où les outils nomade sont très utilisés.
Aujourd’hui, les SIG traitent le calcul d’itinéraire, le géomarketing, la gestion de forces de vente, la planification des interventions ou le suivi de flotte. Autant de métiers qui n’ont plus rien à voir avec ceux de la géographie.
L’arrivée de l’Internet, le développement du nomadisme et de la mobilité, la puissance croissante des machines de bureau, la professionnalisation de l’offre, et la part croissante de l’open source marquent l’évolution actuelle du SIG. Une nouvelle vague qui voit la démocratisation de l’accès à l’information géographique, la banalisation du fonctionnement des progiciels dédiés, et la virtualisation de la localisation des données.
Les SIG ciblent clairement les fonctions et les métiers, et abordent des marchés bien spécifiques.
Résultat : tout projet cartographique devient stratégique et intéresse la direction des systèmes d’information. Dès qu’une dizaine d’utilisateurs se partagent un SIG, il devient nécessaire de lui dédier un informaticien. Surtout avec des bases des données de type Oracle ou SQL. A la mairie de Nice, par exemple, une trentaine de personnes de la direction informatique sont dédiés au SIG. Il existe aussi un profil intermédiaire, les spécialistes de l’information géographiques que sont les géomaticiens. Ils administrent le système, notamment pour la gestion spatiale ou encore les rendus techniques. L’information géographique n’est plus un projet secondaire. Le SIG devient structurant, voire généralisé, et s’insère dans le processus décisionnel de la structure.

(Source : Image écran de la solution GeoScheduling de gestion des agendas et rendez-vous de Géoconcept)
Légende : Les interfaces deviennent de véritables outils d’aide à la décision, les données cartographiques sont alors intégrées au système d’information de l’entreprise.
Les structures publiques (administration, collectivités locales, établissements publics) restent encore les premiers utilisateurs du SIG. Mais bien d’autres applications intéressent le privé : télécommunications, bureaux d’études, grande distribution, franchiseurs, transporteurs, BTP, automobile, énergie, environnement, gestionnaires de réseaux (eau, assainissement, éclairage public,…) ou tertiaire (banque, assurance, immobilier, …).
Esri France (ArcInfo, ArcGIS), Autodesk (Autodesk Map 3D), Geoconcept, Intergraph France (Geomedia), Star-Apic, et Acxiom (MapInfo) ; cinq grands éditeurs et distributeurs se répartissent le marché en France. Si l’américain Esri se positionne comme le leader mondial – et donc français, Géoconcept reste l’un des rares éditeurs nationaux à capter une place de référence, alors que le Belge Star-Apic et l’Anglo-saxon MapInfo réussissent à s’imposer sur leurs marchés respectifs : le secteur public et l’outil marketing. Arrivé plus tardivement, Autodesk progresse de façon significative, notamment avec un positionnement davantage centré sur la conception et les travaux publics.
Tableau récapitulatif de l'offre SIG
La force d’un SIG est de pouvoir mutualiser l’information et la diffuser de manière transverse à un maximum d’acteurs. La technique la plus simple pour rendre la donnée accessible est de la diffuser via le web. Pratiquement tous les éditeurs du marché proposent des solutions accessibles sur internet, et les offres de type FAI (fournisseurs d’applications hébergées, ASP) ou Saas (Software as a Service) devraient se multiplier. Il est devenu facile d’exploiter un SIG sur le terrain, de valider des données réelles en recourant aux technologies mobiles, matériels nomades (PDA, Tablet PC), GPS et communication sans fil (GPRS, Wifi) pour accéder à Internet.

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Légende : « Les processus métier intégrent de plus en plus la composante cartographique », Rony Gal, PDG d’Esri France
Une révolution qui touche autant aux métiers qu’aux usages ou aux compétences techniques. « Au travers de Google Earth ou du Géoportail de l’IGN, le public a découvert que l’on pouvait entrer beaucoup d’informations sur des cartes, et que celles-ci disent désormais beaucoup de choses », confirme Eric Lanzi. Pour le PDG de Géoconcept, il s’agit autant d’un outil de représentation que d’un support d’analyse, statique ou dynamique.

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Légende : « Les cartes disent désormais beaucoup de choses », Eric Lanzi, PDG de Géoconcept
Les DSI accompagnent le mouvement en intégrant des systèmes d’information géographiques (SIG) dans le système d’information des métiers de l’entreprise. Le succès de Google Maps, du Géoportail ou d’autres outils de visualisation aérienne tels Néoglobe ou Archividéo, a initié le mouvement en présentant des cartes, des photographies aériennes, des visualisations en 3D donnant vie à des informations localisées. A eux de transformer l’idée pour qu’elle imprègne l’entreprise.
La cartographie est devenue analytique
Les premiers usages de la cartographie numérique sont apparus il y a une vingtaine d’années dans les collectivités locales, principalement pour gérer le cadastre. Ce sont les pionniers. Ont suivi des applications d’aménagement du territoire, d’urbanisme, de services techniques, de gestion des réseaux d’eau, d’assainissement, d’éclairage. Puis la cartographie s’est faite plus analytique, abordant les données agricoles, les pollutions, les sols, la faune, et les espaces naturels.

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(Source : Esri France)
Légende : Les SIG sont utilisés pour cartographier les ressources naturelles, c’est un domaine où les outils nomade sont très utilisés.
Aujourd’hui, les SIG traitent le calcul d’itinéraire, le géomarketing, la gestion de forces de vente, la planification des interventions ou le suivi de flotte. Autant de métiers qui n’ont plus rien à voir avec ceux de la géographie.
Une nouvelle vague avec la démocratisation
L’arrivée de l’Internet, le développement du nomadisme et de la mobilité, la puissance croissante des machines de bureau, la professionnalisation de l’offre, et la part croissante de l’open source marquent l’évolution actuelle du SIG. Une nouvelle vague qui voit la démocratisation de l’accès à l’information géographique, la banalisation du fonctionnement des progiciels dédiés, et la virtualisation de la localisation des données.
Les SIG ciblent clairement les fonctions et les métiers, et abordent des marchés bien spécifiques.
L’information géographique n’est plus un projet secondaire
Résultat : tout projet cartographique devient stratégique et intéresse la direction des systèmes d’information. Dès qu’une dizaine d’utilisateurs se partagent un SIG, il devient nécessaire de lui dédier un informaticien. Surtout avec des bases des données de type Oracle ou SQL. A la mairie de Nice, par exemple, une trentaine de personnes de la direction informatique sont dédiés au SIG. Il existe aussi un profil intermédiaire, les spécialistes de l’information géographiques que sont les géomaticiens. Ils administrent le système, notamment pour la gestion spatiale ou encore les rendus techniques. L’information géographique n’est plus un projet secondaire. Le SIG devient structurant, voire généralisé, et s’insère dans le processus décisionnel de la structure.

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(Source : Image écran de la solution GeoScheduling de gestion des agendas et rendez-vous de Géoconcept)
Légende : Les interfaces deviennent de véritables outils d’aide à la décision, les données cartographiques sont alors intégrées au système d’information de l’entreprise.
Les structures publiques (administration, collectivités locales, établissements publics) restent encore les premiers utilisateurs du SIG. Mais bien d’autres applications intéressent le privé : télécommunications, bureaux d’études, grande distribution, franchiseurs, transporteurs, BTP, automobile, énergie, environnement, gestionnaires de réseaux (eau, assainissement, éclairage public,…) ou tertiaire (banque, assurance, immobilier, …).
Six grands SIG en France
Esri France (ArcInfo, ArcGIS), Autodesk (Autodesk Map 3D), Geoconcept, Intergraph France (Geomedia), Star-Apic, et Acxiom (MapInfo) ; cinq grands éditeurs et distributeurs se répartissent le marché en France. Si l’américain Esri se positionne comme le leader mondial – et donc français, Géoconcept reste l’un des rares éditeurs nationaux à capter une place de référence, alors que le Belge Star-Apic et l’Anglo-saxon MapInfo réussissent à s’imposer sur leurs marchés respectifs : le secteur public et l’outil marketing. Arrivé plus tardivement, Autodesk progresse de façon significative, notamment avec un positionnement davantage centré sur la conception et les travaux publics.
Tableau récapitulatif de l'offre SIG
La force d’un SIG est de pouvoir mutualiser l’information et la diffuser de manière transverse à un maximum d’acteurs. La technique la plus simple pour rendre la donnée accessible est de la diffuser via le web. Pratiquement tous les éditeurs du marché proposent des solutions accessibles sur internet, et les offres de type FAI (fournisseurs d’applications hébergées, ASP) ou Saas (Software as a Service) devraient se multiplier. Il est devenu facile d’exploiter un SIG sur le terrain, de valider des données réelles en recourant aux technologies mobiles, matériels nomades (PDA, Tablet PC), GPS et communication sans fil (GPRS, Wifi) pour accéder à Internet.
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