26 Mai 2012    

La lettre d'avril 2009

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[RELATION CLIENT/FOURNISSEUR] Rien ne va plus entre SAP et ses clients

Editorial - la lettre d'avril 2009

LA CRISE ACCROIT LES TENSIONS ENTRE FOURNISSEURS ET DECIDEURS INFORMATIQUE.  Les DSI Allemands et Autrichiens vont bénéficier d’une remise sur la nouvelle tarification des frais de maintenance décidée par SAP. Les adhérents du club des utilisateurs USF voudraient en faire bénéficier tous les clients francophones, ce que refuse l’éditeur. Ce bras de fer se produit sur fond de stagnation des budgets informatique.

Par Hubert d’Erceville, GuideInformatique
Quand des DSI en viennent à vouloir suspendre le règlement de leur facture de maintenance. Quand un éditeur international refuse d’écouter ses clients. C’est la tension qui monte brusquement d’un cran. Décidément, entre SAP et ses clients francophones le sujet de l’augmentation des frais de maintenance échauffe les esprits. Le dernier motif de discorde est de taille : l’éditeur outre Rhin vient d’octroyer à ses clients Allemands et Autrichiens la possibilité de choisir entre le maintien du contrat standard, à un taux de 17%, ou bien l’Enterprise Support, à un taux de 18,36% puis, selon un délai à définir, de 22%. Soucieux de représenter ses 400 adhérents mais aussi de servir les 1.800 clients SAP francophones, le président du club USF (Utilisateurs SAP Francophones) Jean Leroux demande officiellement à l’éditeur d’appliquer en France, les mêmes règles de choix.

La crise économique exacerbe le mécontentement

« Ce souhait, insiste-t-il, n’a toujours pas été entendu. Nous attendons des réponses de la part de SAP France en faveur d’une révision de sa politique. » L’impatience gronde, d’autant que SAP n’aurait pas été en mesure de démontrer concrètement la plus value de maintenance apportée par cette augmentation. Pire : le contexte de crise économique rend difficile d’absorber une augmentation conséquente de +8% en 2009 des budgets informatiques. Confrontés à une stagnation, voire une réduction de leurs budgets, les DSI adhérents de l’USF se radicalisent. Certains déclarent leur intention de suspendre les règlements. D’autres envisagent de mettre en œuvre des alternatives concurrentes, menacent de choisir de nouvelles solutions de décisionnel autres que Business Object, racheté par SAP fin 2007.

SAP est un des fournisseurs les plus fermes

« Nous partageons les mêmes valeurs que SAP, nous avons une grande confiance dans ses produits, ce qui se passe est néfaste pour tout le monde, crée un manque de confiance. C’est dommage », plaide Jean Leroux, à la recherche d’une solution élégante de sortie de crise. Il n’envisage pas la rupture, préférant miser sur la compréhension de SAP France et soulignant qu’il y a beaucoup d’incompréhensions sur la méthode poursuivie par l’éditeur. Historiquement, SAP est un des fournisseurs les plus fermes en matière commerciale. Si cette « arrogance » ne s’assouplit pas devant la vague de mécontentement soulevée par cette décision d’augmenter les frais de maintenance prise avant la crise, tous les acteurs seront perdants : SAP aussi bien que les DSI.

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