09 Février 2012    

La lettre de décembre 2008 - L'informatique évolue vers le client ROI

Archives

[CHRONIQUE DU CHASSEUR DE TÊTE] La chasse aux informaticiens évolue sur fond de crise

Dossier - la lettre de décembre 2008 - l'informatique évolue vers le client roi

HEADLINE, OU L’AVIS D’UN RECRUTEUR PAR APPROCHE DIRECTE.  Le recrutement change. Le comportement des candidats évolue. Ils sont moins mobiles, plus attentifs au contenu du poste, plus soucieux de l’image de la nouvelle entreprise. Les premières modifications sont visibles. Avec quelles conséquences pour les candidats et les entreprises ?

AVIS D'EXPERT. Par Florence Dufraisse et Michel de Lavit, consultante et associé chez Headline.
Headline est un cabinet de conseil en recrutement intervenant par approche directe, dans les domaines de l'informatique, des technologies de l'information et des Télécommunications.
texte de l'attribut Légende : Les experts de Headline sont des spécialistes du recrutement par approche directe dans les domaines de l'informatique, de la Bureautique et des Télécommunications

Tout informaticien apprécie d’être approché par un chasseur de têtes. Il s’agit pour lui d’une forme de reconnaissance de ses compétences. Sur ce point, il n’y a pas de changement. Mais en examinant les principales étapes d’un processus de recrutement par approche directe, on perçoit les premières modifications de comportement. Rappelons l’enchaînement d’un processus classique de recrutement : identification, approche du candidat qui montre une curiosité positive, première phase de réflexion qui se mue en intérêt lors des entretiens avec les consultants durant lesquels sont présentés le projet, le poste, les perspectives, l’entreprise, les différentes conditions. Les entretiens entreprises/candidats mènent à une autre phase de réflexion qui conduit ou non à l’acceptation de la proposition et à son corollaire, la démission.

Convaincre le candidat encore plus par ses atouts

La crise actuelle fait évoluer les comportements lors de 3 étapes clés : - L’approche : moins de candidats sont à l’écoute du marché. - Pour passer de la curiosité positive à l’intérêt, ils sont devenus plus exigeants sur le contenu du poste, son intérêt, la progression qu’il représente... Cela veut dire que ces contenus doivent être plus fouillés. L’impression de « redoubler » n’est pas acceptable. - Lors des phases de réflexion, l’entreprise, ses comportements, sa culture seront encore plus scrutés : par exemple, lors des crises précédentes, comment a- t- elle réagi sur les budgets informatiques, par rapport à ses salariés, qu’elle est la place des SI dans l’entreprise ? Cela signifie que l’entreprise doit, encore plus, convaincre le candidat, le séduire par ses atouts : position commerciale, technique, culture de l’entreprise...

Important : il ne faut pas se tromper d’enjeux

Au moment de la discussion/négociation de la phase finale, cette crise qui s’annonce peut aussi donner au candidat le sentiment qu’il est en position de force. Cela est sans doute vrai pour un temps. Mais attention, il ne faut pas se tromper d’enjeux : les termes financiers d’une proposition sont, certes, très importants mais il y a un prix de marché et des alternatives. Notre conseil : au delà des questions financières, la réalité du poste, l’acquisition d’expérience, la progression de carrière, entre autres, sont les véritables enjeux pour ceux qui veulent se construire un avenir et qui se donnent les moyens de le faire. Pour conclure, prendre le « risque » de refaire ses preuves, d’une période d’essai (quelques candidats arrivent à s’en exonérer) … en ces temps mouvants nécessite une réflexion encore plus approfondie des deux parties. Voilà pourquoi, autre conséquence de la crise, les processus de recrutement sont plus longs qu’en 2007.

Recherche         
fermer