10 Février 2012    

La lettre d'avril 2009

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[MODÈLE ÉCONOMIQUE] Le logiciel libre se prend pour un simple service Web en mode Faas

Dossier - la lettre d'avril 2009

L’USAGE D’APPLICATIONS PAYEES A L'USAGE (SAAS) INTERESSE LE MONDE DE L’OPEN SOURCE  Le modèle est original. Il s’agit d’utiliser une plate-forme internet privée d’intermédiation pour proposer des applications Open source payées à l'usage. Les producteurs de progiciels libres y déposent leurs applications en ligne, les clients PME les exploitent à distance via internet. Les droits sont répartis sous licence Apache V2.

Par Hubert d’Erceville, GuideInformatique
Le Faas (Feature as a service) ou fonctionnalité à la demande est à la mode. Le logiciel libre aussi. Avec Faascape, la société Argia veut essayer de concilier les deux. Faascape est une plate-forme privée d’échange qui propose sur internet un service web 2.0 d'intermédiation entre clients/consommateurs et producteurs de logiciels libres. Le principe est d’utiliser des fonctionnalités distantes, qui ne servent pas aux utilisateurs finaux, mais sont destinées à faciliter aux professionnels clients la construction d'applications par agrégation. La plate-forme propose un mode de paiement de fonctionnalités à l'usage pour les clients et reversera 1/3 de cette somme aux informaticiens. Les deux autres tiers étant dédiés au fonctionnement et à la promotion de la plate-forme auprès des utilisateurs. Le but est d’aider le lancement de projets Open Source de service, accessibles via internet par les petites et moyennes entreprises et les administrations locales. « Elles accéderont à des services électroniques de nouvelle génération sur le web, comme la mobilité, sans investissement lourd. Les producteurs, eux bénéficient d’une nouvelle vitrine de leurs produits », met en avant Xavier Milliard, fondateur d’Argia et auteur du projet Faascape.

Pas d’applications métier mais toutes les fonctions du Cloud Computing

Pour Xavier Milliard, le système économique du logiciel libre est tortueux : générer des revenus annexes sur les produits mais pas sur la production elle-même. « Le Faas est un moyen de passer à un autre modèle : de lier l’usage et la contribution financière afin que nos outils soient facturés à l’usage ». Il s’agirait d’un nouveau mode de financement du Logiciel libre, d’un nouvel écosystème qui respecte son caractère coopératif, fondé sur l'effet de communauté. Voila sans doute pourquoi Faascape ne proposera pas de grandes applications métier, verticales et packagées, concurrentes de l’offre Saas classique des éditeurs. Elle proposera une logithèque de petits développements ou des modules de types applications Web, marketing, design, mobilité, agenda, bureautique, …. « La plus vaste possible », espère Xavier Milliard. Toutes les fonctionnalités du «Cloud Computing», c'est à dire l’interopérabilité avec d’autres applications sur plates-formes hébergées ou sites internes, seront adaptées à l'activité des services et au trafic.

Le développeur conserve le copyright, le client peut migrer

Les producteurs disposent d’un environnement spécifique en ligne (Java en architecture Spring et Hibernate fonctionnant dans une JVM) pour construire de nouveaux services, sous licence Apache V2, et enrichir les offres déjà proposées. La mise en place des fonctionnalités est gratuite pour les clients. Le développeur, auteur du code en détient et en conserve le copyright. Le client peut migrer son hébergement et continuer d’utiliser le service sur une autre plate-forme. La version bêta de Faascape est déjà ouverte aux développeurs afin de constituer une base de fonctionnalités de taille critique. L'interface destinée aux clients sera lancée en juin 2009. L'ensemble du dispositif devrait fonctionner pleinement dès septembre.

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