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xDSL : DSL, ADSL, HDSL, SDSL, VDSL - Digital Subscriber Line
Réseaux et communications
La technologie xDSL permet de transmettre des données à haut débit sur des conducteurs téléphoniques métalliques courants.
Plusieurs standards aboutissent à des services différents.
DSL (Digital Subscriber Line)
Les technologies DSL ont des caractéristiques communes bien particulières :
- utilisation du raccordement téléphonique fixe de l'abonné (le subscriber),
- utilisation de la portion de bande passante laissée libre par les transmissions téléphoniques classiques, peu gourmandes,
- distance exploitable limitée (2 à 3 km maximum entre la prise de l'abonné et le central,
- faible coût d'usage, principalement en raison de l'utilisation du raccordement de l'abonné déjà existant.
Il existe plusieurs standards présentés ici, et répondant aux critères DSL : ADSL, SDSL, VDSL pour les principales. On les désigne donc souvent sous le terme générique xDSL.
En France, la bonne qualité du réseau téléphonique et la présence d'un opérateur unique puissant jusque-là font de l'ADSL et des xDSL un moyen privilégié de connecter simplement particuliers et entreprises à l'Internet.
Les concurrents des transmissions DSL sont :
- les lignes louées, et notamment la fibre optique (réservées aux besoins importants des entreprises),
- le câble,
- les transmissions par ondes radio (BLR - Boucle Locale Radio, WiFi, WiMAx...),
- le CPL (Courant Porteur en Ligne).
Le câble
Le câble étant concurrent de l'ADSL, il est présenté ici seulement pour comparaison.
Le câble n'a pas connu le succès escompté par les opérateurs.
Il y a 10 ou 15 ans, le câble répondait à un besoin largement anticipé de transmettre dans les habitations :
- outre les communications traditionnelles,
- des données de type Internet
- et surtout des images venant soit de la télévision numérique, soit des programmes vidéo à la carte.
Malheureusement, les cablo-opérateurs doivent faire face à un coût d'infrastructure élevé (travaux d'équipement à neuf). En présence d'une offre de programme, tout compte fait, peu éloignée de l'offre hertzienne, ces coûts sont difficilement équilibrés par un nombre de clients largement inférieur aux prévisions.
Les investissements sur le câble semblent actuellement gelés et il est possible que celui-ci soit définitivement supplanté par l'ADSL pour la connexion des foyers à la télévision numérique.
ADSL (Asymmetrical Digital Subscriber Line)
L'ADSL est la solution DSL de loin la plus employée.
Elle permet le transport des communications téléphoniques classiques (POTS) ainsi que des communications numériques résidentielles (Internet, télévision numérique...). Elle se caractérise principalement par des débits différents suivant que l'abonné effectue un :
- download : c'est-à-dire qu'il reçoit des données depuis Internet,
- upload : c'est-à-dire qu'il envoie des données vers Internet, dans ce cas, la vitesse est généralement 4 fois plus faible.
En effet, lorsqu'un particulier ou un professionnel consulte un site Internet ou regarde la télévision numérique, il reçoit beaucoup d'informations et en envoi très peu. L'asymétrie des voies de transport est donc parfaitement légitime.
Cette disposition n'est plus pertinente lorsque l'abonné est appelé à envoyer lui-même un gros volume de données ; c'est le cas, par exemple, lorsque l'on héberge un site Internet, ou pour des liaisons entre locaux distants. Dans ce cas, il convient d'examiner les offres SDSL, voire de lignes louées.
En France, l'ADSL est la solution principale de raccordement des foyers.
Splitter, filtre gigogne et filtre maître
Comme les deux types de signaux (téléphonie et données) voyagent en même temps sur la même ligne ADSL, il faut les séparer et les aiguiller correctement chez l'abonné. Plusieurs dispositifs existent :
- splitter (séparateur) : ce terme est plutôt réservé aux boîtiers permettant d'associer ou de dissocier de manière performante les deux signaux dans les installations professionnelles, notamment en présence de RNIS (ISDN),
- filtre gigogne (ou filtre distribué) : sur une installation privée simple (1 à 3 postes téléphoniques), un filtre passe bas contenu dans une prise gigogne que l'on intercale avant chaque récepteur sera suffisant,
- filtre maître : pour les installations comprenant plus de 3 postes téléphoniques, on utilise un boîtier général (le filtre maître) qui sépare les informations dès l'arrivée France Telecom.
SDSL et SHDSL, le DSL symétrique
Les technologies de DSL symétrique offrent un même débit en entrée qu'en sortie. Leurs utilisations sont multiples :
- liaisons entre sites distants,
- raccordement de serveurs Internet,
- remplacement économique de lignes louées,
- lignes de secours.
Le SDSL (Symmetric DSL) désigne plusieurs technologies symétriques propriétaires dont les débits varient de 128 kbps à 2,32 Mbps. Elles sont mises en oeuvres par les opérateurs dans leurs offres WAN.
Le SHDSL (Symmetric High bitrate DSL) ou G.shdsl correspond à la norme internationale UIT G.991.2 de DSL symétrique à haut débit (192 kbps à 2,3 Mbps) et devrait remplacer les SDSL.
Contrairement à l'ADSL, le SHDSL ne réserve pas une partie de la bande passante pour le transport de la voix téléphonique. Aussi les transmissions de voix par ligne SHDSL doivent se faire au moyen de ToDSL (Telephony over DSL).
VDSL (Very high bitrate DSL)
Le VDSL permet d'obtenir des vitesses élevées (jusqu'à 52 Mb/s) sur des distances courtes (50 mètres maximum). On l'utilise notamment pour les liaisons FTTC (liaisons opérateurs).
Il est proposé par le Full Service-VDSL Committee.
G.lite, splitterless ADSL, ADSL simplifié
Le G.lite est un ADSL à vitesse réduite et à faible coût utilisé dans certains pays. Il correspond à la norme G.992.2..
Ne nécessitant pas de filtre (splitterles), son usage est donc simplifié. Avec l'apparition des filtres gigognes et les besoins de débits importants, notamment pour la télévision, le G.lite a perdu de son intérêt. Une nouvelle version plus rapide est toutefois prévue, le G.992.4 ou G.lite bis ou splitterles ADSL2.
ADSL2, ADSL2+
L'ADSL2 ou G.992.3 est une évolution de la technologie ADSL qui permet de passer d'une vitesse maximum de 8 Mbit/s à 10 Mbit/s. Il améliore surtout la distance maximale et la fiabilité du signal et diminue le temps d'initialisation de la liaison ainsi que la consommation.
L'ADSL2+ utilise une fréquence double de l'ADSL et de l'ADSL2 (2200 KHz au lieu de 1100 KHz). Il reprend les mêmes qualités mais double la vitesse en entrée.
Le gain pour le client étant faible avec l'ADSL2, c'est plutôt l'ADSL2+, qui devrait se développer et justifier le remplacement des modems.
Normalement, l'offre ADSL2+ sera généralisée sur l’ensemble du réseau national haut débit de France Télécom avant la fin du premier semestre 2005 pour être proposée à tous les utilisateurs.
READSL (Reach Extended ADSL)
READSL est une variante de l'ADSL qui permet d'étendre la portée maximum de 3 à 5, voire 8 km environ, avec un débit très correct de 512 kbit/s.
C'est avec le WiMax, l'une des technologies envisagées pour relier les habitations trop éloignées des centraux.
Son principe est d'augmenter l'énergie dans le bas du spectre des fréquences. Elle pourrait être mise en place parallèlement à l'ADSL2+.
ToDSL (Telephony over DSL)
Dans l'ADSL, un signal téléphonique classique (POTS) est acheminé dans le bas de la bande de fréquence disponible. Plusieurs situations justifient toutefois de faire passer la conversation téléphonique sur la transmission numérique DSL :
- avec les technologies SDSL ou SHDSL qui utilisent la totalité de la bande de fréquence,
- pour utiliser les services de transmissions téléphoniques gratuites ou à bas prix via Internet (au moyen de logiciels PC VoIP ou avec les boîtiers de type FreeBox, LiveBox...),
- pour acheminer des communications VoIP complexes (liaisons inter-sites d'entreprises.
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