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Signature électronique : principe
Sécurité logique, virus et intrusions
La signature électronique permet, à l’aide d’un procédé cryptographique, de garantir l’intégrité du document signé et l’identité du signataire. (DCSSI).
En d'autres termes, elle permet de garantir qu'un document électronique est, comme pour un original papier, le document authentique considéré.
Document électronique fiable
Pour être fiable, un document doit apporter certaines garanties :
- l'expéditeur est authentifié,
- le document n'a pas été modifié ou altéré,
C'est la signature électronique qui répond à ces besoins. A ces derniers on peut rajouter 2 conditions supplémentaires :
- pouvoir s'assurer de la date et de l'heure de création du document (horodatage).
- vérifier que le destinataire à bien reçu le document (y compris dans le cas où, de mauvaise fois, il nierait l'avoir reçu).
Dispositions légales
La signature électronique n'est pas qu'un concept technique ou commercial. Le principe légal de la signature électronique est précisé dans des textes de 2 origines :
- le parlement européen et principalement la directive 1999/93/CE
- le législateur français avec l'article 1316-4 du code civil (loi n° 2000-230 du 13 mars 2000), ainsi que le décret n° 2001-272 du 30 mars 2001.
La législation reconnaît à la signature électronique la même valeur qu'une signature manuscrite si elle répond à 2 conditions :
- l'utilisation d'un système de création de signatures certifié,
- l'utilisation d'un certificat pour vérifier la signature.
Ces conditions sont détaillées dans les textes mais restent purement théoriques. Elles ne fixent pas les techniques à employer pour y parvenir, ce qui conserve à ces dispositions une relative indépendance vis-à-vis des évolutions technologiques.
Mise en oeuvre
Dans la pratique, il faut donc disposer au moins de 2 choses :
- un certificat qui atteste de l'identité de l'auteur.
Le certificat est la pièce qui associe à une entité (client ou serveur), sa clé publique. - un dispositif qui permet de signer le document.
Ce dispositif va coder le document à l'aide de la clé dont dispose l'expéditeur.
Le dispositif mis en place par l'utilisateur ou son fournisseur pour gérer les certificats et les clés est la PKI (Private Key Infrastructure) ou IGC (Infrastructure de Gestion de Clés). La norme admise est X509.
Il faut ajouter probablement à ce dispositif une ressource pour horodater le document.
Bien entendu, il ne sert pas à grand-chose d'authentifier aussi fortement un document si on ne peut pas produire ce document en cas de litige ou de contrôle. C'est l'archivage pour preuve (dit Archivage légal, voir ce dossier).
Expéditeur et destinataire doivent conserver conjointement ce document dans des conditions techniques très strictes, mais il est généralement plus simple et plus fiable d'avoir recours à un tiers archiveur.
Chacun de ces services peut être invoqué directement par l'application dédiée (infrastructure ou portail de dématérialisation, par exemple) ou bien l'application peut sous-traiter l'ensemble des tâches liées à la signature électronique à une IGP, Infrastructure de Gestion de Preuves.
IGP, Infrastructure de Gestion de Preuves
L'intérêt principal de l'IGP est de centraliser l'ensemble des tâches de confiance dans un applicatif autonome, susceptible d'apporter toutes les garanties en matière de certification de sécurité. Cette certification, indépendante des évolutions de l'application principale peut ainsi rester valide dans la durée, sans demander à chaque mise à jour une nouvelle évaluation de sécurité.
L'IGP met en oeuvre 3 types de services :
- le serveur de preuves,
- le client de signature,
- le dispositif de visualisation
Le serveur de preuves offre 3 catégories de services :
- des API pour gérer les fonctions de la confiance :
- faire signer / chiffrer un document par un utilisateur ou par un serveur
- apposer un cachet d’entreprise,
- créer et séquestrer les preuves électroniques associées,
- vérifier une signature, un certificat - des fonctions de gestion des preuves
- récupération, vérification d’un fichier de preuves
- extraction d’informations d’un fichier de preuves - des fonctions d’interface avec des services tiers
- horodatage de données par un Tiers Horodateur
- interrogation des Autorités de Certification (listes de révocation)
- archivage des preuves chez un Tiers Archiveur
Le client de signature et de chiffrement est un petit applicatif disposé sur le poste de l'utilisateur et qui effectue les demandes auprès du serveur de preuves.
Le dispositif de visualisation, outre la visualisation proprement dite, vérifie les conditions de signature du départ et l'intégrité actuelle du document.
Le dispositif de visualisation est archivé en même temps que les fichiers pour garantir la compatibilité de lecture future.
Certification des solutions employées
Plusieurs certifications doivent être mises en oeuvre pour garantir la validité des opérations de confiance et conserver au document sa valeur probante :
- la qualification des certificats et des signatures,
- la sécurité des applications développées suivant, par exemple, des règles admises par la DCSSI (voir le dossier "Critères communs"),
- la fiabilité de l'archivage légal (voir ce dossier).
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