17 Mai 2008    

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Marché du logiciel libre

Licences, open source

 
 
 
 
 

Maintenant c'est fait, le logiciel libre à largement pris pied dans le monde de l'entreprise et constitue désormais une offre globale relativement complète et crédible.

Les parts de marché

1. Le marché des serveurs d'entreprise reste dominé par Windows.



2. Le marché des serveurs Web est largement dominé par Apache.



3. Le marché des postes clients est encore le territoire de Windows.

Qui mange qui ?

Jusqu'à ce jour, l'ascension impressionnante des logiciels libres et notamment de Linux, ne s'est pas faite au détriment de Microsoft qui continue d'accroître ses ventes en dépit d'un marché pour le moins morose.
Les victimes, ce sont les autres Unix propriétaires, moins organisés et moins dynamiques et, bien sûr, les mainframes.


Microsoft n'est pas la cible

La fièvre anti-Microsoft a fortement baissé dans le monde du libre et Linux ne lui fait pas une concurrence directe.
La plate-forme .Net séduit les techniciens, des compatibilités et des collaborations s'instaurent peu à peu. Dans le même temps, Microsoft, qui avait négligé l'université, comme le monde du libre, accepte, librement ou sous la contrainte, des voisinages autrefois prohibés.
Toutefois, la vague du libre, après avoir nettoyé les "petits OS", mouillera probablement le numéro 1. D'autant que Microsoft à pris deux risques majeurs :

  • en n'investissant pas suffisamment les milieux scientifiques et universitaires, il a réduit l'arrivée de jeunes informaticiens formés aux systèmes Microsoft. Paradoxalement, il est aujourd'hui plus facile de recruter un jeune spécialiste Linux que Windows,
  • avec la "software assurance", qui impose aux sociétés un abonnement logiciel bureautique assez coûteux, alors qu'elles estimaient souvent pouvoir faire une pause dans ce type d'investissement, les évolutions étant depuis quelques années sans grand intérêt pour la production. Nul doute que la réflexion qui s'est engagée (notamment dans l'administration), conduira à des vagues de migration au détriment de Microsoft.

Un besoin de standards

Chaque acteur important, c'est le cas de Microsoft, a intérêt à imposer sa technologie propriétaire.
Le principal apport du libre, ce ne sera donc probablement pas, paradoxalement, l'apparition de nouveaux systèmes d'exploitation et de nouveaux logiciels. Même s'ils devaient être moins chers, plus sûres, plus performants..., ce qui n'est pas certain, à terme. Presqu'à coup sûr, il va se constituer un patrimoine de normes et de standards ouverts, efficaces et généralisés.
C'est déjà le cas avec les standards du Web. Microsoft n'a pas réussit à imposer son format de texte pivot (RTF) face à SGML/XML/HTML, ni ses instructions spécifiques dans Internet Explorer (ce ne sont que des exemples).
Or, l'industrie informatique a besoin de normes pour se développer. L'apparition d'une base normative cohérente et dynamique devrait être une condition de développement technologique et commercial appréciable.

Réorganisation

L'hégémonie, inquiétante pour certains, des standards Microsoft n'est probablement que temporaire. Elle succède à celle d'IBM, qui n'avait pu maintenir sa domination technologique, pourtant alors également écrasante. Les empires sont fragiles.
Tout porte à croire que l'avenir est aux consortiums, à forte teneur commerciale, qui réuniront les différents acteurs (éditeurs, associations normatives...), dans divers pôles d'intéret.

 
 
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