17 Mai 2008    

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IAS - Banque, assurance, IAS et Bâle II

Finances, gestion, trésorerie

 
 
 
 
 

N Les banques apprécient peu IAS pour plusieurs raisons. Elles ont obtenu le 16 juillet 2003 le report des projets IAS 32 et 39.

Un problème d'organisation

Les banques sont rassemblées au sein d'organisations professionnelles nationales (FBF) et internationales (FBE) puissantes.
Elles reprochent à l'IASB d'être un organisme privé incontrôlable et à l'ARC et à l'EFRAG d'être peu actifs. Elles estiment qu'il en découle une inadéquation des normes aux besoins du marché et surtout leur inapplicabilité.

Un problème de timing

Alors que les normes ne sont pas encore totalement arrêtées, il faut développer de nouveaux logiciels et les installer dans l'urgence.
Les systèmes informatiques bancaires seront parmi les plus lourdement impactés par la réforme, ils sont aussi parmi ceux qui demandent le plus de temps pour leur conception, comme pour leur mise en service (plus qu'ailleurs, l'erreur est interdite).
Enfin, IAS s'ajoute aux dispositions de Bâle II, parfois de façon contradictoire. Bâle II ne prenant effet qu'au 31 décembre 2006, le bout du tunnel est encore loin.

Un problème de "juste valeur"

Les dispositions sur la "fair value" (juste valeur), définie dans la norme 39 sont peu compatibles avec la réalité bancaire.
1. la full fair value n'est pas pertinente pour évaluer l'activité bancaire, qui s'inscrit dans la durée et dont les actifs sont souvent peu liquides et non directement négociables.
2. les instruments caractéristiques de l'activité d'intermédiation (prêts, crédits...) n'ont pas de valeur de marché.
3. les variations des prix de marché entraînent une volatilité excessive des résultats et des fonds propres.

 
 
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