10 Février 2012    

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Le législateur s'est penché sur les délits commis sur des systèmes informatiques et la plupart des infractions informatiques sont sanctionnées au niveau civil et pénal. La jurisprudence a précisé ces notions.

Intrusion dans un système informatique

L'accès frauduleux et le maintien dans un système (c'est-à-dire qu'il ne s'agit pas de pénétrer par mégarde, mais bien d'y rester) est puni d'un an de prison et de 15 000 euros d'amende.
S'il en résulte une altération, soit des données contenues (suppression ou modification), soit du fonctionnement même du système, les peines prévues sont de deux ans de prison et de 30 000 euros (Article 323-1 du Code Pénal).
Bien que la notion de maintien dans un système informatique suppose un accès préalable, celui-ci peut-être autorisé tandis que le maintien, ne l'est pas (Cour d'appel de Paris,14 janvier 1997).

Accès via Internet

Il ne peut être reproché à un internaute d'accéder ou de se maintenir dans les parties des sites qui peuvent être atteintes par la simple utilisation d'un logiciel grand public de navigation.
Ces parties sont réputées non confidentielles à défaut de toute indication contraire et de tout obstacle à l'accès (Cour d'appel de Paris, 30 octobre 2002).

Dégâts intentionnels

L'atteinte volontaire au fonctionnement d'un système informatique est punie de trois ans de prison et de 45 000 euros d'amende (Article 323-2 du Code Pénal).
L'introduction frauduleuse de nouvelles données, leur suppression ou leur modification est puni de trois ans de prison et de de 45 000 euros d'amende (Article 323-3 du Code Pénal).
De plus l’individu à l’origine de l’infraction pourra être recherché et condamné à des dommages et intérêts pour le préjudice (perte de clients, de commandes, de notoriété…)

Porter plainte

En France, il existe non seulement une législation, mais aussi une police chargée d'enquêter.

  • à Paris et en région parisienne : BEFTI (Brigade d'Enquêtes sur les Fraudes aux Technologies de l'Information), 163 avenue d'Italie, 75013 Paris (01 40 79 67 50)
  • en province : le SRPJ (Service Régional de Police Judiciaire) où il y a des ESCI (Enquêteur Spécialisé Criminalité Informatique),
  • enfin, il existe une organisation centrale, l'OCLCTIC (Office Central de Lutte contre la Criminalité liée aux Technologies de l'Information et de la Communication) - 101 rue des Trois Fontanot, 92000 Nanterre (01 49 27 49 27)
 
 
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