08 Septembre 2008    

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CPL - Courant Porteur en Ligne

Réseaux et communications

 
 
 
 
 

Pourquoi ne pas utiliser le réseau d'alimentation électrique présent dans chaque ville et dans chaque bâtiment pour transmettre également des données informatiques dans un signal superposé au courant d'alimentation ?
Cette idée n'est pas nouvelle, on l'utilise depuis longtemps pour faire basculer un bon vieux compteur électrique en tarif "nuit" ou pour surveiller le sommeil de bébé par interphone.

Diffusion du signal

Une liaison Ethernet classique relie le port X d'un commutateur à la prise Y de l'utilisateur.
Dans un immeuble, le câble d'alimentation électrique unique va se ramifier en un nombre important de distributions secondaires. Et le raisonnement est le même à l'échelle du quartier ou de la ville.
Il en découle une diffusion du signal qui a deux effets négatifs :

  • la diminution de la force du signal à chaque division,
  • la propagation difficilement contrôlable des données dans des lieux qui ne sont pas forcément ceux que l'on souhaite.

Perturbation du signal

Les bobinages (transformateurs, moteurs électriques...), les alimentations séquentielles (ordinateurs...) génèrent de violentes perturbations (ajout d'ondes parasites, distorsion des signaux, amoindrissement...). La perturbation est déjà l'ennemi des réseaux Ethernet classiques qui sont pourtant eux cantonnés à un conducteur spécifique, isolé et testable de bout en bout.
Avec le CPL, la perturbation peut apparaître et disparaître à tout moment et à tout endroit, sans qu'il soit facilement possible de relier son apparition avec le fonctionnement d'un appareil donné. Dès lors, il est nécessaire de faire appel à une technologie de signal particulièrement robuste.
Généralement, et comme pour le 802.11a, ont fait appel à des modulations de type OFDM (Orthogonal Frequency Division Multiplexing). Schématiquement, le signal est transmis par plusieurs trames concurrentes émises sur plusieurs fréquences. On garde le meilleur à l'arrivée.

Usages du CPL

On distingue logiquement deux types de CPL :

  • outdoor : à l'extérieur des constructions. C'est l'une des réponses possibles à la desserte des localités et des habitations isolées, non desservies par l'ADSL.
    En France, il faudra attendre la privatisation d'EDF pour l'autoriser, lui ou un autre fournisseur d'énergie, à être aussi opérateur de télécommunication.
  • indoor : à l'utilisation dans un bâtiment professionnel qui est alors directement concurrente du Wi-Fi, on peut rajouter l'utilisation familiale, a priori plus souple et plus intuitive que le WI-Fi. Il suffit simplement de brancher le modem sur une prise du secteur et d'y connecter son PC.

Normes et performances

Encore très récent, le CPL se décline en un grand nombre de technologies propriétaires. Le HomePlug est assez répandu, mais limité par sa faible performance (14 Mbits/s théoriques, 6 à 7 réels).
Au HomePlug, doit succéder le HomePlug AV dont le débit (100 Mbits/s) et la fiabilité devrait permettre la diffusion chez les particuliers des émissions de télévision (se substituant ainsi au câble).
L'alliance PUA (plusieurs grands acteurs européens dont EDF), promet elle aussi dès cette année 100 Mbits/s.

Sécurité du CPL

Comme le Wi-Fi, le CPL peut transmettre facilement des données au-delà des limites de l'entreprise et permettre ainsi à quelqu'un de s'introduire sur le réseau. Cependant, le signal ne peut guère passer que par un seul endroit : l'arrivée de l'alimentation. Dès lors, il est envisageable d'y disposer un filtre chargé de faire barrage. Enfin, et surtout, un cryptage des données (généralement DES) permettra d'assurer la confidentialité des données.

CPL ou PoE ?

Le CPL ne doit pas être confondu avec le PoE (Power over Ethernet) qui consiste, lui, à faire transiter un courant d'alimentation (plutôt faible) sur les cordons du réseau pour alimenter de petits appareils. Toutefois, dans les deux cas, on supprime une connexion.

 
 
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