03 Décembre 2008    

Dématérialisation des factures chez Carrefour

Avec 8,5 millions de factures traitées par an, Carrefour avait une bonne raison de se lancer dans la dématérialisation fiscale. Ses fournisseurs y trouvent également leur intérêt.
Visite du premier producteur de dématérialisation en France.

Les objectifs de Carrefour

Les motivations de Carrefour sont liées à l'optimisation de la chaîne de traitement de cette montagne de factures. On peut donc lister les points suivants :

  • supprimer les opérations liées au papier : réception, saisie, archivage physique,
  • améliorer la qualité des factures en entrée des systèmes comptables : erreurs d’expédition, mauvaises imputations, incohérences de calcul,
  • optimiser les activités de validation / rapprochement : rapprochement automatique de bons de commandes, bons de réception valorisés, circuits de validation,
  • simplifier la gestion des litiges : formaliser la communication avec les fournisseurs sur un outil collaboratif,
  • faciliter la recherche et l’accès à l’information : audit des comptes, contrôle fiscal.

Le traitement ligne à ligne des factures

Une caractéristique essentielle de la facture dématérialisée c'est sa structure exploitable ligne à ligne.
Jusque-là, lors de la saisie d'une facture, le système d'information ne pouvait guère exploiter que la référence fournisseur, la date et le montant HT. Il devait ensuite faire le rapprochement commande/facture, les anomalies nombreuses devant être traitées manuellement.
L'amélioration de la qualité du référentiel produit, une préoccupation de tous les instants, est l'un des avantages majeurs du système. Chaque produit est correctement identifié, avec ses références, ses libellés et son prix négocié. Le dialogue avec le fournisseur est simplifié et le cycle d'approvisionnement s'améliore à chaque livraison. Les anomalies de nomenclature, les écarts de prix, les écarts de livraison (erreurs logistiques, livraisons partielles ou complémentaires) sont mieux gérés.
La conséquence de cette amélioration a des effets bénéfiques tout au long de la vie du produit :

  • optimisation du rapprochement des factures,
  • meilleure gestion des stocks,
  • meilleure gestion financière et commerciale,
  • diminution des incidents lors des passages en caisse.

Les fournisseurs

L'intérêt des fournisseurs pour la dématérialisation ne réside pas seulement dans la satisfaction d'un aussi gros client. Ils en tirent des avantages à peu près similaires :

  • réduction des coûts d'établissement, d'affranchissement et de stockage des factures,
  • amélioration de l'identification des produits et de la conformité aux conditions négociées à un moment donné,
  • sécurité des transferts et réduction des incidents de paiement lors des rapprochements commande/facture.

C'est parce que cette démarche est stratégique pour Carrefour que le groupe entreprend de convaincre et d'accompagner ses fournisseurs dans ce processus.
Le travail a commencé avec les plus gros fournisseurs et ceux qui utilisaient déjà l'EDI, puis en élargissant peu à peu le cercle.
 

 
Sur les 10 000 fournisseurs, les 300 plus gros sont déjà passés à la dématérialisation.
Les fournisseurs de Carrefour bénéficient de réunions régulières, de moyens d'information (technique, fiscale...) et de retours d'expérience auxquels ils n'auraient pas toujours accès seuls.

Mise en place de la dématérialisation

Autrefois, Carrefour recevait ses factures dans ses différents magasins et centres logistiques, elles étaient ensuite acheminées vers le centre de traitement de Carrefour.
 

 
Désormais, les factures dématérialisées sont envoyées par les fournisseurs vers la plate-forme de b-process.
 


 
Pour les quelques fournisseurs qui utilisent une autre plate-forme, cette dernière est directement interfacée avec celle de bprocess.
il s'agit de dématérialisation fiscale, c'est-à-dire conforme aux spécifications de la DGI (Direction Générale des Impôts) (voir notre fiche). Aucun exemplaire physique (papier) n'est produit ou stocké.
La solution mise en place est la suivante :

  • le fournisseur adresse sa facture électronique, soit directement à la plate-forme bprocess (plus de la moitié), soit via son propre système,
  • celle-ci est vérifiée sur le plan formel et introduit sur le système,
  • la comptabilité de Carrefour a accès au système et valide en ligne les factures en cours,
  • les fichiers de facture sont transmis au tiers archiveur CDC Arkhinéo pour archivage légal.

 

 
Fin 2006, c'est 150 000 factures/mois qui étaient ainsi traitées et dans 2 ou 3 ans, c'est environ 90 % des factures qui seront absorbées par le nouveau système.
Depuis un an, le coût de la dématérialisation a baissé de 25 %.
Un fournisseur peut migrer en dématérialisation en moyenne en 3 semaines. Il y a un an, ce délai était encore du double.
 
 
Merci à Serge Cottan, directeur organisation et projets administratifs chez Carrefour pour ces informations.


 
 

Cas pratique

Carrefour France, c'est 180 hypermarchés, 500 supermarchés et quelques centaines d’installations logistiques.
Avec près de 10 000 fournisseurs, c'est 8,4 millions de factures reçues chaque année en différents endroits.

Pour aller plus loin

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