Les experts
Isabelle Renard - le blog
Réglementations juridiques applicables aux documents électroniques du secteur de l'assurance
Posté le Mardi 27 Avril 2010 dans Droit de l’informatique
Connaissez vous les réglementations juridique qui s'appliquent aux documents électronique du secteur de l'assurance? Je vous remercie d'avance pour votre aide. Cordialement
Il paraît nécessaire de reformuler la question, qui est vraisemblablement plutôt :
A quelles conditions peut-on dématérialiser les documents du secteur des assurances ?
Pour répondre à cette question il faut qualifier de façon précise, dans le contexte visé, les documents à dématérialiser.
S'il s'agit de contrats conclus à distance, il faudra garantir leur valeur probante et évaluer la nécessité d'une signature électronique (contrats ad validitatem, ou besoin fort d'authentification).
S'il s'agit de notifications envoyés en recommandé, il faudra évaluer si ceux-ci peuvent, ou non être dématérialisés compte tenu de l'absence de décrets d'application de l'article 1369-8 du Code Civil.
Pour d'autres types de documents, il faudra assurer leur valeur probante et leur archivage conformément à l'article 1316-1 du Code Civil.
Il n'existe pas d'obstacle de fond à la dématérialisation des documents dans le secteur des assurances,mais il est nécessaire de procéder à une étude approfondue du processus envisagé et à une analyse de risque.
Propriété du logiciel
Posté le Mardi 13 Avril 2010 dans Droit de l’informatique
Je suis intervenu
en tant que consultant informatique (de ma société A
(eurl ingénierie informatique) pour le compte de la société B (SSII) dans le cadre d'un contrat de Consultant sans aucune clause restrictive (droits, non concurrence etc.). La société B a signé un contrat avec clause sur la cession des droits futurs, avec la société C (Assurance) pour laquelle je suis directement intervenu. Au cours de ma mission, à mon initiative pour résoudre un problème de retard très important dans le projet, j'ai conçu et développé (sans aucune aide 100% personnel) un logiciel généraliste purement technique (rien à voir avec les assurances) qui a rendu un service considérable pour ce client.
Question : A qui appartient le logiciel , les sources etc ?
La société C peut-elle continuer à utiliser le logiciel (fait en grande partie sur son matériel), et dans quelles conditions ?
Merci beaucoup
Le logiciel que vous avez développé est :
- soit votre propriété si vous n'êtes pas salarié de votre EURL (cas 1)
- soit la propriété de l'EURL si vous en êtes salarié (cas 2)
Nous allons supposer que nous sommes dans le cas 2, qui est le plus logique dans le cadre de votre activité.
Il semble qu'aucune clause de cession de droits ne figurait dans le contrat liant votre société à la SSII (société B).
Dès lors, la société B n'est pas devenue propriétaire de vos développements logiciels.
Vous êtes par ailleurs directement intervenu pour le compte du client final, la société C(Assurance).
Dans la mesure où aucun contrat ne vous liait à cette société C, votre EURL est restée propriétaire des développements.
Le client final (assurance) peut les utiliser sous réserve que votre EURL lui concède un contrat de licence. Cette licence pourrait être à titre gratuit ou payant, cela nécessite une analyse plus précise du contexte.
Les sources n'ont rien à voir avec la propriété, qui ne porte que sur les droits de propriété intellectuels du logiciel. c'est un simple support, que le propriétaire peut mettre à disposition de tiers licenciés le cas échéant.
Définition du périmètre du droit d'utilisation d'une licence
Posté le Jeudi 25 Mars 2010 dans Droit de l’informatique
Au titre d'un contrat de licence, nous avons le droit d'installer un logiciel sur une machine. Sans autre explication. Nous l'avons fait, mais sur plusieurs partitions (production,pré-production,tests) et l'éditeur évoque le dépassement des droits. A-t-il raison ?
merci d'avance pour votre éclairage.
gerard.blanchard@groupe-mma.fr
La question de la définition du périmètre des droits d'utilisation d'un logiciel est classique, et très délicate.
Ce périmètre est normalement défini avec beaucoup de précision par le texte du contrat de licence : il faut donc vous reporter à ce texte pour savoir exactement ce à quoi vous aviez droit au titre de votre contrat de licence, étant précisé que je comprends qu'ici, l'installation a été faite sur une seule machine mais sur plusieurs partitions de cette machine. Il est vraisemblable que votre utilisation ait été limitée à une seule utilisation par machine : mais encore une fois, il ne peut être répondu avec précision à cette question qu'en examinant de façon très précise le texte de la licence.
Propriété de scripts développés par le prestataire "en régie" chez un client
Posté le Jeudi 11 Mars 2010 dans Droit de l’informatique
Travaillant dans une SSII en régie chez un client, nous avons mis en place des méthodes et des scripts pour augmenter la rapidité et la qualité de notre prestation. Ces méthodes et scripts ne faisaient ni parti d'un contrat, ni d'une demande spécifique du client. Le résultat attendu par le client (qui est mentionné dans le contrat) peut toujours être fourni sans l'utilisation de ces scripts. Maintenant que le contrat de prestation touche à sa fin, le client nous demande à qui appartient ces scripts. A la SSII ? au client ? est-ce une propriété partagée entre le créateur et la SSII ?
Merci d'avance de vos réponses,
Bertrand
beber_rt@hotmail.com
Le principe fondamental est que les éléments logiciels relatifs à un développement réalisé dans le cadre d'une mission professionnelle appartient à l'employeur du développeur.
Les scripts en question sont donc la propritété de la SSII, employeur des développeurs du script.
Le client peut les utiliser, dans le cadre d'une licence dont les conditions sont à convenir entre la SSII et le client.
Violation de la charte informatique, violation des règles de l'art en matière de sécurité informatique
Posté le Vendredi 22 Janvier 2010 dans Droit de l’informatique
La situation décrite semble être une violation caractérisée de la charte informatique, du moins par l'utilisateur du portable.
La seule possibilité que vous ayez est de signaler celle-ci, par e-mail, au dit utilisateur et en copie à votre propre hiérarchie (DSI) qui devra prendre toute mesure à cet égard.
S'agissant de la fourniture du mot de passe administrateur, cela me paraît relever de la faute professionnelle puisqu'il s'agit d'une violation, elle aussi caractérisée, des règles de l'art en matière de sécurité informatique, qui se double sans doute d'une violation de la charte. De la même façon, vosu devez le signaler par e-mail à la personne ersponsable avec votre hiérarchie (DSI) en copie.
Valorisation cession de propriété intellectuelle
Posté le Lundi 30 Novembre 2009 dans Droit de l’informatique
Je conseille un infogérant qui doit valoriser financièrement la cession de la propriété intellectuelle à son client principal
Selon le contrat initial en effet, le client n'est pas propriétaire, et n'a pas d'exclusivité sur ces sources. aucune évaluation de la réversibilité n'a été faite.
Quels sont les indicateurs à prendre en compte / métriques pour cette valorisation ?
Avez vous du cadre juridique et légal à m'indiquer, des références de cas similaires ? merci d'avance !
La valorisation d'un logiciel peut dépendre de plusieurs facteurs qui dépendent de son contexte d'utilisation est-il ou non commercialisé, génère-til un chiffre d'affaire régulier, ou est-il au contraire réservé au bénéfice interne d'une seule société ... ?
Dans ce dernier cas, sa valorisation se limite en général au coûts de développements financés par le client.
Vous pouvez sur ce sujet utilement consulter l'ouvrage de P. Breese et A. Kayser sur l'évauation des droits de propriété industrielle publié chez Eyrolles.
Caractère personnel des mots de passe et login
Posté le Mardi 24 Novembre 2009 dans Droit de l’informatique
Je suis responsable informatique, le réseau de l'entreprise est sécurisé (active directory) par login et mot de passe...(répertoires réseau )
Ma direction veux sans arrêt que je donne le login et le mot de passe du personnel (voir que je le donne à un autre salarié) pour pouvoir allez chercher des données (fichiers...) ou pour simplement qu'une autre personne utilise à la place l'ordinateur avec le même login mot de passe....
Le problème est que le login et mot de passe donne accès par la même occasion au données personnelles et boite mail du salarié...
Ils me mettent la pression pour que je les communiques (voire que je fouille dans les ordinateurs du personnel.....)
Je cherche donc des texte de loi sur la "non communication des mot de passe et login."....
Il est bien entendu que l'ordinateur appartient à l'entreprise ... mais comment protéger les salaries ? les utilisateurs ? la confidentialité?
Merci de venir a mon aide....
Il n'existe pas de texte de loi sur l'interdiction de communication des mots de passe et login.
En revanche, il existe un état de l'art en matière de sécurité informatique qui enseigne de façon constante que les login et mots de passe ne doivent jamais être communiqués à un tiers.
Or, l'état de l'art est la mesure de la responsabilité d'un professionnel : une entreprise qui ne respecte pas l'état de l'art en matière de sécurité informatique pourrait voir sa responsabilité engagée si cette violation cause un dommage à un tiers. Ce pourrait être le cas si une personne peut de cette façon avoir accès aux dossiers personnels d'une autre et lui cause un grave préjudice en diffusant ces informations personnelles (documents, photos).
Partage des droits d'auteur pour la réalisation d'un logiciel informatique
Posté le Mercredi 21 Octobre 2009 dans Droit de l’informatique
Madame,
Nous avons fait appel à un prestataire de services pour la réalisation d’un logiciel informatique.
Sachant que les données nécessaires à la conception de ce logiciel ont toutes été transmises par Géodem, quelle peut-être la répartition des droits d’auteur pour les 2 parties ?
Dans l’attente de votre réponse, je reste toutefois à votre disposition pour de plus amples renseignements.
Sincères salutations,
Olivier LECLERC
Tel : 02 32 82 37 20
Email : contact@geodem.com
Il est difficile de répondre à votre question sans informations plus précises.
Il faut tout d'abord rappeler que le droit d'auteur ne protège le logiciel que si celui ci est "original", c'es à dire porte l amarque de son auteur. Cela n'est pas le cas de tous les logiciels.
En principe, les droits d'auteur portant sur le logiciel appartiennent à son créateur (celui qui écrit le code source), donc en principe le prestataire.
Mais le logiciel, tel qu'il est défini par le droit, comprend aussi les documents afférents à sa conception. Tout dépend donc du niveau de détail des éléments que vous avez fourni au prestataire. S'il s'agit d'un cahier des charges classiques, vous ne pouvez pas revendiquer de droit d'auteur. Si vous avez fourni des spécifications détaillées et originales) la question pourrait être discutée.
La protection du savoir faire
Posté le Jeudi 01 Octobre 2009 dans Droit de l’informatique
Maître, Je suis salarié d'une SSII qui me propose de passer en indépendant et de continuer à travailler pour elle avec un contrat d'exclusivité. Ceci car j'ai une expertise unique sur un secteur d'activité et que la SSII ne veut pas m'accorder un intéressement sur le développement de cette activité. Je souhaite savoir si je peux protéger mon savoir-faire unique. C'est à dire protéger intéllectuellement les développements et les paramétrages que je réaliserai dans un projet en sous-traitance de la SSII sachant qu'ils me demanderont certainement de former des personnes ou de s'approprier mon savoir-faire. Par avance, merci beaucoup pour vos lumières. Recevez mes cordiales salutations.
Le savoir faire en lui même ne fait pas l'objet d'une protection en terme de droits de propriété intellectuelle.
Mais il existe différentes façons de le protéger :
- un accord de confidentialité
- le dépôt en séquestre des éléments constitutifs du savoir faire (description) aux fins de pouvoir prouver votre antériorité sur celui-ci
S'agissant des développements logiciels, ils sont votre propriété dès lors que vous les réalisez dans le cadre de votre propre société.
Votre protection peut donc être organisée au moyen d'un contrat en vous même et l'entreprise cliente, stipulant :
- la confidentialité et la mise en séquestre de votre savoir faire
- les droits concédés sur vos développements logiciels
Attribution à l'employeur des logiciels développés par un salarié
Posté le Mardi 15 Septembre 2009 dans Droit de l’informatique
Bonjour Maitre, Je suis salarié d'un groupe audiovisuel pour lequel j'ai développé plusieurs logiciels. Mon contrat de travail initial ne correspond plus au poste que j'occupe actuellement et aucun avenant de travail pour définir mes nouvelles missions et fonctions ne m'a été proposé. Dans la mesure où je possède les sources, qui est propriétaire des supports que j'ai développés depuis mes nouvelles attributions ? Puis-je les exploiter à mon nom ? Dans le cas contraire, comment puis-je faire valoir mes droits ? Je vous remercie par avance de votre réponse. PM
La question de l'attribution à l'employeur des logiciels développés par un salarié est régie par l'article L113-9 du Code de la Propriété Intellectuelle :
"Sauf dispositions statutaires ou stipulations contraires, les droits patrimoniaux sur les logiciels et leur documentation créés par un ou plusieurs employés dans l'exercice de leurs fonctions ou d'après les instructions de leur employeur sont dévolus à l'employeur qui est seul habilité à les exercer."
La réponse à votre question n'est donc probablement pas dans votre contrat de travail, mais dans le point de savoir si les logiciels que vous avez développés ont, ou non, un rapport avec vos fonctions chez votre employeur. Si cela est le cas, ils seront vraisemblablement considérés comme étant la propriété de votre employeur, surtout si vous les avez développé pendant votre temps de travail et sur le système d'information de l'employeur.
Attention au dépassement du périmètre d'utilisation d'une licence
Posté le Mardi 05 Mai 2009 dans Droit de l’informatique
Bonjour me Renard Je solicite votre avis sur une affaire qui nous préocupe beaucoup. Il y à 4 ans nous avons pris une licence commerciale (annuelle)pour un logiciel multimédia, hélas nous n’avons pas eu de clients dans la période couverte par cette licence,nous avons donc décidés de ne plus l’utiliser et avons informé l’éditeur de cette décision. Cependant nous avons gardé ce logiciel dans la gamme de solution (nous faisons du conseil et de l'intégration)et avons continué à proposer le logiciel à nos clients suivant ce process : le client achéte le logiciel et nous le faisons fonctionner pour lui (dans le cadre de la licence achetée par le client) Mais,à des fins de démonstration ou d’illustration nous avons effectivement réalisé une Démo pour expliquer les qualités du produit aux éventuels clients Finalement nous n’avons pas eu davantage de vente (zero) avec cette stratégie (j imagine que le produit n’était pas adapté à notre clientèle) J’attire votre attention sur le fait que nous avons toujours étés transparent et avons, dans tous les documents, démos, devis et autres support de communication ou marketing toujours mis en avant l’identité de l’éditeur ainsi qu un lien direct vers son site Web ainsi que la nécessité pour nos clients d'acquérir le logiciel directement auprés de l'éditeur Il ce trouve que l'éditeur à vu la démo (réalisé donc à titre d'illustration) sur notre site et considére que c'est une violation du droit d'auteur, il nous réclame 3 ans de licence (très cher en fait) Voila l’histoire, nous n'avons pas fais de transaction liées à ce logiciel, avons toujours mis en avant la paternité et l'exploitation commerciale directe auprès de celui ci (pas de revente)et avons promotionné ce produit et pourtant l'éditeur nous poursuit ! Quel est le risque, au vu de cet historique nous ne sommes guéres disposés à négocier surtout pas au niveau voulu par l'éditeur. Quel est votre avis? Cordialement
Les droits qui sont consentis sur un logiciel par son éditeur sont strictement délimités par le périmètre de la licence, et toute utilisation hors périmètre est constitutive d'une contrefaçon.
Il est bien entendu impossible de se prononcer de façon certaine sans connaître les documents contractuels.
Mais en tous cas, il est certain que continuer à utiliser le logiciel alors que la licence est expirée est constitutif d'une contrefaçon, et ce même si cette utilisation est de bonne foi.
La discussion avec l'éditeur peut porter sur l'évaluation du préjudice, et celui-ci dépend d'une analyse des documents contractuels et d'une appréciation des faits.
Légalité de la réutilisation des flux RSS
Posté le Jeudi 16 Avril 2009 dans Droit de l’informatique
Bonjour, Je voudrais savoir si des lois existent au sujet des flux RSS. Peut-on réexploiter les flux d'autres sites pour son propre site? Quelles sont les mesures à prendre pour ne pas etre dans l'illégalité. Merci
Le flux RSS ne fait pas, en soit, l'objet de mesures légales ou réglementaires spécifiques.
En revanche, si ils conduisent à une activité qui pourrait être considérées comme contrefaisante, ou susceptible de constituer une concurrence déloyale ou un parasitisme, ils pourraient engager la responsabilité de l'auteur de la réexploitation.
C'est donc une question à laquelle il n'y a pas de réponse générale : il faut analyser la façon dont sont réexploités les flux pour détecter les risques éventuels.
Contraintes liées à la création d'un site web de dépôt de CV et consultation d'offres
Posté le Jeudi 16 Avril 2009 dans Droit de l’informatique
Bonjour, mon entreprise envisage de créer un site proposant un espace emploi où les entreprises ayant créé un compte peuvent proposer des offres et consulter des cv, et où les particuliers inscrits peuvent déposer des cv et consulter des offres. Je voulais savoir quelles sont les mesures juridiques à prendre. Merci
Précautions générales :
- Réserver un nom de domaine en vérifiant qu’il ne porte pas atteinte à un droit de Propriété intellectuelle (marque, enseigne commerciale, nom patronymique, etc.), et penser à son renouvellement
- Déclarer auprès de la CNIL que les données personnelles collectées à l’aide du site feront qui feront l’objet d’un traitement automatisé de données, tout en respectant les dispositions de la loi informatique et liberté en la matière.
- Mettre à disposition des internautes des Conditions Générales d’Utilisation du site, qui envisageront notamment tous les aspects liés au fonctionnement du site, aux procédures d’inscription, aux données personnelles collectées et à leur utilisation, et qui informeront les utilisateurs de leurs droits et obligations
- Mettre à disposition des internautes des mentions légales qui les informeront de la société éditrice du site, du nom du directeur de la publication, et de l’adresse à laquelle on peut joindre la société éditrice du site.
Plus particulièrement concernant un site d'annonces :
- Traitement des données personnelles : Attention au respect des dispositions de la loi informatique et libertés relatives aux données sensibles : religions, appartenance ethnique, etc. et relatives à la diffusion de l’ensemble des données personnelles qui suppose que l’utilisateur ait donné son accord
- Dans la mesure où votre offre serait payante, pensez à prévoir des conditions générales de vente liées à la prestation que vous réalisez, dans le respect notamment, des nouvelles dispositions issues des lois Châtel et de modernisation de l’économie
- Enfin, le contenu des CV et des annonces peut engager votre responsabilité pourrait être engagée en cas de contenu manifestement illicite ou potentiellement illicite.
Protection du concept et protection du logiciel
Posté le Mardi 30 Décembre 2008 dans Droit de l’informatique
Bonjour Maître, Ma société a développé un programme informatique dont l'idée est innovante mais dont la mise en oeuvre est à portée d'un service informatique compétent. Je désire protéger cette création. Est-il possible de déposer un brevet pour un programme informatique? L'enjeu de cette protection est importante notamment d'un point de vue économique car les retombées financières de ce programme sont loin d'être négligeables. Merci par avance pour votre réponse. Laetitia
En Europe, le logiciel en lui même n'est pas brevetable, contrairement à ce qui se passe aux Etats Unis.
Le logiciel est protégé par le droit d'auteur, ce qui signifie que seul sa forme est protégée (le code source), mais pas le concept qu'il met en oeuvre.
Il est néanmoins tout à fait possible, si les conditions de la brevetabilité sont réunies et si votre création ne rentre pas dans le champ des prodédés non brevetables, de protéger le concept lui même. Vous devez pour cela faire appel à un conseil en propriété intellectuel spécialisé en brevet, qui vous indiquera si la création est brevetable et pourra vous donner une estimation de prix pour la protection et les frais d'entretien dans différents territoires (par ex. France, Europe, autres pays). Il faut en effet savoir que la protection par le brevet est onéreuse, surtout pour une petite entreprise.
Il faut donc aussi mener un réflexion stratégique pour être certain que le brevet est la meileure solution dans votre cas.
Entretiens pré contractuels
Posté le Mercredi 05 Novembre 2008 dans Droit de l’informatique
Bonsoir Maître, Mon entreprise (une SSII) me fait faire des entretiens avec des clients sans avoir d'appels d'offres afin de vendre une prestation intellectuelle. Est-ce légale, je ne comprends pas ? On me dit que le projet était prévu à la base pour janvier 2009 et qu'il a été avancé. Mais ne doit-on pas avoir obligatoirement un appel d'offre afin de cadrer les exigences du client ? Sinon il n'y aurait pas un délit d'initié ? Merci. Cordialement.
La procédure d'appel d'offre n'est obligatoire et réglementée que pour les clients du secteur public.
Dans le secteur privé, tout client peut librement choisir de travailler avec le prestataire de son choix, et le sélectionner selon la procédure qu'il choisit, rien ne l'obligeant à organiser un appel d'offre.
Les échanges avec un seul prestataire ne sont illicites que si ils contreviennent à des dispositions réglementaires, ou à des engagements pris avec les différents candidats.
Le droit des salariés sur leurs créations logicielles personnelles
Posté le Samedi 01 Novembre 2008 dans Droit de l’informatique
Bonjour, Je suis développeur informatique, salarié d'une grande entreprise française depuis 8 ans, et je souhaiterais pouvoir développer des logiciels libres sur mon temps libre, en utilisant mon propre ordinateur, et sans rapport avec l'activité de mon entreprise. Je voudrais savoir si, dans ces conditions, je conserverais la propriété intellectuelle des logiciels que je développerais, ou bien si elle risque de revenir à l'entreprise dont je suis salarié. J'ai trouvé peu d'informations à ce sujet sur Internet, sauf un document d'une administration française (mais dont la portée est peut-être restreinte à cette administration) indiquant : - "Si le logiciel est réalisé par un ou plusieurs salariés dans le cadre d'une relation de subordination à leur employeur : les droits moraux restent acquis aux auteurs mais les droits d'exploitation sont transmis de plein droit à l'employeur", ce qui me paraît normal ; - mais surtout : "Si le logiciel est réalisé sur le temps libre de l'auteur, de sa propre initiative, avec ses propres moyens techniques et sans rapport avec sa fonction : il est alors auteur de plein droit et dispose à sa guise de l'ensemble des prérogatives liées à l'expression en particulier des droits d'exploitation". Par ailleurs, je sais qu'un ancien employé de ma société, dans une situation similaire à la mienne, a dû écrire une demande expresse à la DRH, indiquant le contenu précis de son développement, pour obtenir une 'autorisation', autorisation qui n'est donc valable que dans le cadre des spécifications données, et qui serait à renouveler si les spécifications changent, ou pour développer un autre logiciel... Avant de commencer mon développement, je voudrais être sûr : Cette 'autorisation' est-elle réellement indispensable, ou suis-je déjà protégé par le droit français ? Cordialement
Aux termes de l'article L113-9 du Code de la Propriété Intellectuelle, "Sauf dispositions statutaires ou dispositions contraires, les droits patrimoniaux sur les logiciels et leur documentation créés par un ou plusieurs employés dans l'exercice de leurs fonctions ou d'après les instructions de leur employeur sont dévolus à l'employeur qui est seul habilité à les exercer".
A contrario, tout logiciel développé à titre personnel sur votre temps libre et avec vos propres moyens informatiques est votre seule propriété.
Néanmoins, dans la mesure où cette disposition semble avoir par le passé nécessité une autorisation de votre DRH, vous devez vérifier qu'aucune disposition de votre contrat de travail, ou d'une note au sein de votre entreprise, ne vienne réglementer de façon plus précise les développements logiciels personnels des employés.
Il faut également savoir que ce type de développement personnel peut poser une difficulté si il utilisedes concepts ou du savoir faire spécifique à l'entreprise, ou risque de concurrencer les produits de l'entreprise.
Obligation de restituer des données par le prestataire
Posté le Jeudi 04 Septembre 2008 dans Droit de l’informatique
Une société envisage de changer de progiciel, toutefois ses données ne lui sont pas toutes accessibles dans le logiciel propriétaire actuel. Comment peut elle contraindre l'éditeur à lui restituer ses données? Merci!
Si il s'agit de données qui sont la propriété du client, la seule façon de contraindre le prestataire/éditeur à les restituer si il refuse de le faire à l'amiable est d'intenter une action en justice à l'encontre du prestataire.
Selon le contexte, il peut s'agir d'une action en référé, c'est à dire d'une procédure rapide.
Sauf si il existe une contestation sérieuse entre le client et le prestataire, cette action a une bonne chance de succès et le prestataire pourra être condamné, sous astreinte, à restituer les données.
Réutilisation par une SSII d'un logiciel développé spécifiquement par un client
Posté le Mercredi 21 Mai 2008 dans Droit de l’informatique
Bonjour, j'ai passé commande d'un développement spécifique sur un logiciel auprès d'une SSII. Avant la livraison de ce développement, je m'apercois que la nouvelle version dulogiciel contient cette fonctionnalité en standard. Quels sont mes recours ? suis je en droit d'annuler ma commande (il n'y avait pas d'acompte) ? Merci
1) Tout logiciel développé par une SSII est la propriété exclusive de cette SSII, conformément aux dispositions du code de la propriété intellectuelle, et ce même si le logiciel a été développé sur la base de spécifications fournies par le client.
Si l'opération a fait l'objet d'une simple commande, sans aucun autre contrat, la SSII est libre d'en disposer comme elle veut du développement spécifique, et notamment de l'intégrer en standard dans ses produits, sous la seule réserve de l'exécution de bonne doi des conventions : si certains documents montrent que le client entendait se réserver l'usage exclusif des développements, on pourra considérer que le fait de les intégrer en standard est de mauvaise foi, mais cela ne peut pas fonder l'annulation du contrat, etdifficilement sa résiliation (sauf à ce qu'il existe en l'espèce des circonstances particulières permettant de considérer que cette réutilisation est constitutive d'une faute contractuelle d'une gravité suffisante).
Pour que le client puisse se réserver la jouissance exclusive d'un développement spécifique il faut ;
- soit qu'il ait acquis la propriété du développement par une clause conforme à l'article L131-3 du code de la propriété intellectuelle
- soit qu'il bénéficie par contrat d'une licence exclusive d'utilisation, pendant une période qui sera nécessairement limitée dans le temps.
2) si la SSII a développé la fonctionnalité souhaitée totalement indépendamment du client et a omis de lui signaler au moment de la commande que la fonctionnalité allait être intégrée dans le standard, il faut regarder en détail les éléments de fait : si il y a eu dissimulation mensongère de la part de l'éditeur, la commande peut être annulée.
Durée légale de maintenance
Posté le Lundi 28 Janvier 2008 dans Droit de l’informatique
Quelle est la durée légale de maintenance pour un développement spécifique avec et sans PV de recette ?
La prestataiton de maintenance ne fait l'objet d'aucune durée "légale" : il s'agit d'un accord entre le client et le prestataire qui est d'une nature purement contractuelle. Les deux parties négocient les prestations, et le prix, tout à fait librement et sans être contraint par aucune disposition d'ordre public.
Peut être y a-t-il confusion avec la garantie des vices cachés, qui est d'ordre public. L'action en garantie doit alors être intentée dans un délai de deux ans à compter de la découverte du vice. Mais cette garantie n'est d'ordre public que dans les contrats de vente : un contrat de maintenance n'étant pas un contrat de vente mais un contrat d'entreprise, la garantie des vices cachés peut être aménagée par des dispositions contractuelles à la convenance des parties.
L'existence ou non d'un PV de recette ne change pas le fond du problème, car les parties peuvent faire démarrer la maintenance quand elles veulent, qu'il y ait eu ou non recette. Il est néanmoins logique que la maintenance ne démarre qu'après la recette, qui est l'opération par laquelle juridiquement, le client reconnaît que le développment est conforme à ses spécifications.
Géolocalisation
Posté le Vendredi 11 Janvier 2008 dans Droit de l’informatique
Bonjour, Mon entreprise a un effectif de 10 salariés , celle ci a procédé il y a 1 an au remplacement des véhicules sauf le mien. Et il y a 3 jours, j'ai pris pocession d'un nouveau véhicule et la surprise : celui ci est équipé d'un traceur , je voudrais donc savoir ci cela est légal du fait que seul mon véhicule en est équipé et pas les autres , ensuite celui ci ne dispose pas d'un systeme arret pour le respect de la vie privée comme cela est stipulé dans le texte de loi de la commission nationale de l'informatique et des libertés . Merci d'avance pour votre réponse . Mr BALLURIAUD
La CNIL a émis un guide qui encadre la géolocalisation des salariés. Ce guide comprend des recommandations, qui n'ont pas de caractère obligatoire mais que l'employeur a intérêt à suivre pour que la déclaration ne pose pas de difficulté.
La géolocalisation est licite dès lors que votre employeur l'a déclaré à la CNIL.
Le système de déconnexion est recommandé uniquement si votre véhicule est un véhicule de fonction, ou un véhicule de société pour lequel votre employeur tolère que vous l'utilisiez le WE.
Le fait que vous soyez le seul salarié à en être équipé peut s'expliquer par la spécificité de votre fonction (qui justifierait l'intérêt de la géolocalisation), ou par le cycle normal de remplacement du véhicule. C'est une question que vous pouvez poser légitimement à votre employeur.
Protection d'un logiciel
Posté le Vendredi 14 Décembre 2007 dans Droit de l’informatique
Bonjour, Nous développons un logiciel de navigation qui est protégé par un dongle (clé USB) C'est ce dongle qui permet d'ouvrir le logiciel à chaque utilisation et qui nous permet donc de certifier de l'autenticité de celui-ci. N'importe qui peut avoir un CD d'installation du logiciel, mais il ne pourra pas l'ouvrir sans le dongle fourni lors de l'achat du logiciel. J'aurais 2 questions: - Si un client perd son dongle, a-t-on le droit de lui dire qu'il doit acheter à nouveau le logiciel puisque de notre côté nous ne savons pas si il l'a donné à quelqu'un d'autre par exemple en prétextant qu'il l'a perdu? - Nos clients ont-ils le droit de revendre leurs logiciels? Merci par avance. Marie
Première question : Si un client perd son dongle, a-t-on le droit de lui dire qu'il doit acheter à nouveau le logiciel puisque de notre côté nous ne savons pas s’il l'a donné à quelqu'un d'autre par exemple en prétextant qu'il l'a perdu ?
Deuxième question : Nos clients ont-ils le droit de revendre leurs logiciels ?
Licences : droit d'utilisation
Posté le Mercredi 28 Novembre 2007 dans Droit de l’informatique
En 2005, lors de l'acquisition de serveurs, nous avons acheté des licences Windows Server et Terminal Server à notre prestataire (env 70 licences). En regardant sur le site de gestion des licences Microsoft, j'ai pu m'apercevoir que ces licences étaient enregistrées au nom du prestataire et non au nom de ma sociétés. Quel recours as-t'on dans ce cas ?
Les licences ne sont pas réellement "achetées", mais elles vous confèrent un droit d'utilisation.
Ce qui importe est de savoir si vous êtes bien titulaire de ce droit d'utilisation, même si la licence a été consentie par l'éditeur à un tiers : votre prestataire est peut être habilité à redistribuer des licences à ses propres clients, de sorte qu'il est normal que son nom apparaisse sur le site de gestion de licence de l'éditeur.
Ce que vous devez faire : envoyer un courrier LRAR à votre prestataire en lui demandant qu'il vous fournisse la preuve qu'il a bien le droit de vous concéder des sous licences Window Server et Terminal Server.
S'il refuse de vous répondre, vous devrez exiger cette information par la voie judiciaire.
S'il vous répond et que sa réponse n'est pas satisfaisante car en fait il n'avait pas le droit de vous concéder des sous licences, vous devrez régulariser la situation avec l'éditeur en demandant le transfert des licences à votre nom. Si l'éditeur refuse ce transfert et vous impose de racheter de nouvelles licences, il faudra alors vous retourner contre votre prestataire pour qu'il vous rembourse le prix payé en 2005.
Ex-salariée indélicate
Posté le Mardi 02 Octobre 2007 dans Droit de l’informatique
Bonsoir Maître, Une salariée démissionnaire de ma Société c'est permis, aprés son départ de demander a notre herbergeur un transfert de l'administration de notre nom de domaine et de ceux de nos clients par la même occasion. Cela à engendrer une impossibilité de gérer nos sites internet pendant deux jours,plus quelques manipulations techniques qui nous ont fait perdre trois clients. Elle a bénéficiée de la complicité de la gérante démissionnaire également de la société (ambiance tendue). Dans ce cas de figure peut-on parler de délit d'infogérance ? Bien à vous Yann BESNIER Consultant et créateur de la société
Il n'y a pas de "délit d'infogérance".
Cette ex-salarié a commis un acte déloyal qui vous permet d'engager sa responsabilité civile pour obtenir réparation de votre préjudice fianncier et commercial.
Si l'enjeu financier est faible, l'action judiciaire est peu pertinente.
Vous pouvez à tout la moins la mettre en demeure par voie de courrier d'avocat de cesser ses agissements, aux fins de la dissuader de vous porter tort à l'avenir.
L’intéressement des salariés à leurs créations et inventions
Posté le Jeudi 16 Aout 2007 dans Droit de l’informatique
- Les différences essentielles entre les statuts de droit privé et les statuts de droit public
- Les méthodes
- Comment faire quand les équipes sont mixtes (salariés de droit privé et de droit public) ?
Le nouveau droit de l’internet
Posté le Jeudi 16 Aout 2007 dans Droit de l’informatique
- Rappel des principes essentiels que doit contenir la charte
- Savoir discerner les activités « illégales » des activités « interdites »
- Gérer au mieux la problématique des e-mails personnels
La protection des données personnelles
Posté le Jeudi 16 Aout 2007 dans Droit de l’informatique
- Discerner selon les traitements ceux qui seront soumis à une déclaration simplifiée, une déclaration simple ou une autorisation de la CNIL
- Examiner la situation des sociétés qui traitent les informations aux US au regard de la loi (Safe Harbor, Corporate Binding Rules, accords contractuels)
- Réfléchir à la notion de « finalité » du traitement pour présenter un dossier cohérent à la CNIL
Archivage numerique
Posté le Jeudi 16 Aout 2007 dans Droit de l’informatique
- Ce terme recouvre ce qu’il faut mettre en place pour conférer à une information archivée une valeur de preuve. Il est considéré comme l’équivalent de la notion anglo-saxonne d’ « Information Lifecycle Management »
- Quelles sont les fonctionnalités essentielles que doit respecter un système d’archivage pour être « légal » ?
La sécurité Informatique
Posté le Jeudi 16 Aout 2007 dans Droit de l’informatique
- Qui peut être tenu responsable au civil et au pénal entre : l’entreprise elle-même, le chef d’entreprise, un responsable ou un simple salarié ?
- Quelles sont les infractions pénales en matière de sécurité informatique ?
- Comment faire pour éviter une mise en cause lorsqu’on est DSI ou RSSI ?
Le droit de la propriété intellectuelle : les logiciels libres
Posté le Jeudi 16 Aout 2007 dans Droit de l’informatique
- Les codes libres qui sont soumis à certains types de licence doivent être maniés avec précaution car ces licences sont dites « contaminantes », c'est-à-dire qu’elles vont s’appliquer à l’ensemble du code dans lequel le code libre a été inséré.
- Dans certains cas, cela conduirait à devoir divulguer l’ensemble du code source des modules propriétaires, ce qui est une situation impossible pour un éditeur.
- Certains éditeurs qui sont passé outre se sont vus poursuivis en justice par les auteurs des codes libres qu’ils s’étaient ainsi « appropriés ».
Il est indispensable de mettre en place une méthode qui permette d’analyser systématiquement la licence libre associée au code que l’on veut intégrer.
Le droit de la propriété intellectuelle concurrence d'un ancien salarié
Posté le Mercredi 15 Aout 2007 dans Droit de l’informatique
- constat effectué par un huissier désigné sur requête,
- assignation au fond de la société de l’ex-salarié,
- éventuellement action en référé interdiction pour arrêter l’activité commerciale du contrefacteur.
Chaque dossier est très dépendant du contexte : y-a-t’il réellement contrefaçon, ou seulement un détournement de savoir faire, le fichier client a-t-il aussi été substitué ?
Les contrats le delit de marchandage
Posté le Mardi 14 Aout 2007 dans Droit de l’informatique
- Comment anticiper une dénonciation ou une enquête de l’inspection du travail ?
- Les pièges à éviter pour éviter qu’un prestataire ne se mettre en état de dépendance économique ?
Les contrats l'infogérance
Posté le Mardi 14 Aout 2007 dans Droit de l’informatique
- L’audit social : permet d’encadrer contractuellement les risques liés à des contestations de salariés (qu’il y ait ou non application de l’article L122-12) en insérant des garanties contractuelles.
- L’audit des contrats portant sur les licences de logiciel transférées : il est indispensable de suivre les modalités indiquées dans le contrat en cas de changement de contractant (simple information ou autorisation). Les actions des éditeurs lorsque les licenciés ne respectent pas le formalisme contractuel sont de plus en plus fréquentes et elles peuvent générer d’importants préjudices financiers si, pour faire l’opération, il est nécessaire de repayer une partie de la licence !
La sécurisation des appels d'offre
Posté le Mardi 12 Juin 2007 dans Droit de l’informatique
L’appel d’offre doit déterminer clairement les souhaits de l’entreprise cliente en matière de :
- Propriété des développements
- Répartition et limites de responsabilité
- Durée du contrat, renouvellement, sortie anticipée
- Position du client en matière de cotraitance (autorisée ou non)
- Gestion de la sous traitance
- Modalités d’audit du prestataire
- Loi et juridiction applicable si le contrat est international
- Autres sujets spécifiques à la prestation considérée
Isabelle Renard
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Biographie
Avocat associée du cabinet d'avocats Racine (www.racine.eu), ingénieur INPG, Docteur Ingénieur, DEA de droit des Affaires.
Ingénieur de formation, Isabelle Renard a passé une grande partie de sa carrière dans l’industrie de l’informatique et des services, notamment au sein des groupes Thalès et Unisys en France et aux Etats-Unis.
En 1999, elle rejoint le Cabinet Archibald Andersen comme avocat associée en charge du département nouvelles technologies. En décembre 2001, elle intègre le Cabinet August et Debouzy en qualité d’associée responsable du groupe Propriété intellectuelle et Contrats commerciaux, puis au Cabinet Vaughan.
Depuis janvier 2010, Isabelle Renard est avocat associée au sein du cabinet Racine. Ses principales activités concernent les contrats, le droit de la propriété intellectuelle, la dématérialisation des échanges et des archives, la protection des données personnelles et le droit de l'internet.
Isabelle Renard enseigne le droit des contrats au sein du Master Professionnel de droit du multimédia et de l’informatique de l’université de Paris II depuis sa création en 1999. Elle est expert IFEJI, membre de la Fedisa, et enseigne dans plusieurs masters professionnels.
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