05 Juillet 2008    

Sauvegarder n'est pas sécuriser

Les PME accordent souvent trop d’importance à leurs plans de sauvegarde des données et pas assez à leurs stratégies de récupération et de restauration.
En raison de ce déséquilibre et en cas de panne informatique ou autre catastrophe, les PME prennent le risque d’interruptions d’activité. Celles-ci peuvent néanmoins être évitées.

Une question stratégique

Pour les PME, mettre au point une bonne stratégie de récupération après un sinistre représente un véritable défi.
Nombreuses sont les PME qui se contentent de faire le travail à moitié : elles sauvegardent leurs données, sans mettre au point les modalités d’une restauration rapide et efficace. En fait, elles omettent très souvent de tester leur plan de restauration pour savoir si leurs systèmes peuvent redevenir opérationnels à brève échéance.
Ces PME sont comme l’homme assoiffé qui jette son seau dans le puits sans l’attacher à la corde ; trop pressé de boire, il ne prend pas le temps de faire un nœud, etc. Le seau arrive dans l’eau plus vite, mais en vain pour l’homme assoiffé, qui ne peut profiter de cette ressource vitale.

Vérifier que les données pourront être restaurées

Les entreprises doivent s’assurer que leur stratégie de restauration leur permet effectivement de restaurer les données, les applications et les systèmes d’exploitation sur différents types de matériel ou sur des systèmes virtuels.
La faculté de restaurer des données dans des contextes multiples – plutôt que dans le seul environnement actuel de l’entreprise – peut faire gagner beaucoup de temps.

Priorité aux systèmes

Il est souhaitable de planifier en premier lieu la restauration des systèmes. Pour cela :

  • affecter des priorités aux ressources
  • dresser des programmes de sauvegarde correspondant à la durée d’arrêt maximale admissible pour un serveur donné.

Sans oublier que toutes les applications ne sont pas affectées de la même manière par un accident. Un serveur Internet qui recueille des commandes en ligne doit être opérationnel plus rapidement qu’un autre simplement chargé d’afficher des pages statiques.

Préférer les disques aux bandes

Les entreprises doivent préférer les disques aux bandes pour des restaurations plus rapides et pour profiter des disques à haute capacité et haute performance.
Leur prix baisse et leur fiabilité augmente. Les disques sont intrinsèquement plus fiables que les bandes et nécessitent moins d’entretien. Ils peuvent aussi être utilisés pour le stockage en ligne et quasi en ligne ainsi que pour l’archivage.

Penser aux itinérants

Les entreprises doivent donner à leurs collaborateurs itinérants les moyens de récupérer rapidement les données par eux-mêmes en se servant d’outils comme les partitions cachées sur les portables pour sauvegarder les images des systèmes plutôt qu’en les contraignant à passer par le département IT.
De cette façon, si un utilisateur mobile est en voyage au moment d’un accident ou d’une attaque virale, il peut restaurer lui-même ses données et ses applications sur son ordinateur.

Envisager le virtuel

Récupérer les données de centaines de serveurs peut vite tourner au cauchemar en terme de gestion.
Lorsque les entreprises font appel à la virtualisation pour consolider le nombre de serveurs dont elles ont besoin pour leur activité, les entreprises réduisent considérablement l’ampleur de la restauration après accident.
La technologie virtuelle peut aussi entraîner des économies secondaires, selon les besoins informatiques.

Tester, tester, tester

La mise au point d’une stratégie de sauvegarde n’est qu’un premier pas : il faut la tester pour vérifier qu’elle répond bien aux besoins de l’entreprise d’un point de vue technologique et humain.
L’entreprise doit s’assurer qu’elle dispose effectivement de sauvegardes pour ses systèmes critiques et qu’elle peut les restaurer sur n’importe quelle plate-forme. Ensuite, tester la stratégie permettra à chacun de savoir exactement ce qu’il doit faire en cas de problème.

 
 

Avis d'expert


Laurent Dedenis
Laurent Dedenis
Après plus de 15 années d’expérience dans le management de start-up aux Etats-Unis et en Asie, Laurent rejoint Acronis en décembre 2004 en ouvrant le bureau local de Singapour.
Aujourd’hui en charge des opérations internationales d’Acronis, il supervise la stratégie de distribution, les fonctions ventes et marketing, la localisation des produits et dirige les bureaux européens et asiatiques.
Précédemment, Laurent a occupé le poste de Directeur Général de Microsoft Solomon Software Asie pendant 6 ans, et des fonctions internationales dans le groupe SWsoft. Laurent est titulaire d’un DEA en Economie et Management de l’Université Paris XI et d’un doctorat en International Business Administration de l’Université de San Francisco.

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