Gouvernance
- Document, connaissances, GED
- Emploi informatique
- Législation
- Licences, open source
-
Politique informatique
- - Modèle informatique d'entreprise
- - Gouvernance informatique
- - Club utilisateurs
- - Urbanisation des systèmes d'information
- - Gestion des coûts : le catalogue de services
- - Gestion des Services Métier
- - BAM : Business Activity Monitoring
- - Audit de performance des applications
- - Financement des investissements informatiques
- - Logiciels et services informatiques
- - Externalisation des systèmes d'information
- - Outsourcing : mode d'emploi
- - Externalisation : marché
- - Offshore : marché
- - Gestion des projets, PSA, GPP
- - Développement durable et informatique
- - DEEE - Elimination des déchets informatiques
- - RoHS - Réduction des substances dangereuses
- Architectures virtuelles
- - Architecture GRID
- Qualité, certification, référentiels
Solutions
Technologies
Marchés
Le débat sur la fin des mainframes est-il clos ?
Loin de disparaître au rythme des migrations, les mainframes continuent d’apporter aux SI une valeur permanente et fiable sur laquelle peuvent être construites des applications ouvertes à valeur ajoutée.
Une seule condition : sélectionner et répartir rigoureusement les technologies pour interconnecter le mainframe au SI tout en préservant sa robustesse et ses performances.
Conserver les mainframes
Pour produire de la valeur ajoutée, il faut s’appuyer sur une valeur préexistante. C’est, en résumé, le bilan que l’on pourrait tirer de l’évolution de la place des mainframes dans les systèmes d’information des grandes entreprises durant ces quinze dernières années.
Loin de disparaître comme cela avait été maintes fois prédit, les mainframes continuent de jouer un rôle clé dans les systèmes d’information. Lorsqu’on les interroge, les directions informatiques n’hésitent plus à opposer un refus catégorique à tout projet de remplacement pur et simple de leurs mainframes par des systèmes ouverts. Et elles le font avec d’autant moins d’hésitations que leur refus est motivé par les mêmes arguments qui avaient poussé certaines d’entre elles à investir massivement dans les nouvelles architectures : le coût et la flexibilité.
Les grands systèmes z/OS ont traversé le siècle
Sur le papier, les systèmes ouverts offraient tous les avantages. Ils paraissaient plus simples, plus modulaires donc plus flexibles, et surtout beaucoup moins chers à l’exploitation.
Côté performances, l’évolution rapide des processeurs était censée absorber les besoins de montée en puissance. Et en matière de logiciel, on pourrait compter sur les nouveaux langages de programmation pour reproduire à l’identique, sinon en mieux, les logiques métiers des applications mainframes.
Dans la pratique, nombre de projets de migration ont été beaucoup plus longs, chers et complexes que prévu, sans nécessairement parvenir au même niveau de robustesse et de fiabilité que les applications mainframe remplacées.
Du côté des fournisseurs des solutions de migration, le bilan est, au bout du compte, tout aussi mitigé. Si une majorité des petits systèmes z/OS ont effectivement été migrés, à l’inverse la majorité des grands systèmes z/OS jouent toujours leur rôle.
Une scalabilité et des performances I/O encore inégalées
Les raisons de cette continuité sont faciles à comprendre si l’on s’intéresse à l’usage que les entreprises font de leurs mainframes.
Dans une grande majorité de cas, les mainframes sont employés à des tâches critiques de gestion impliquant un grand nombre de données. Ces tâches relativement simples consistent pour l’essentiel à lire, mettre à jour et réécrire des blocs de données.
Au jeu des performances en matière d’entrées/sorties (I/O), les mainframes restent encore aujourd’hui, et par construction, largement supérieurs à tous les systèmes ouverts.
De plus les mainframes surpassent largement les clusters (Unix et Windows) en matière de parallélisme de masse, de reconfiguration dynamique et de fiabilité à l’exploitation. A titre d’exemple, ajouter un cluster Unix ou Windows quand la configuration maximum est atteinte est un projet informatique en soi. Alors qu’ajouter un « moteur » à un sysplex z/OS est une opération banale.
Les seuls systèmes rétro-compatibles sur 30 ans
Technique et performances mises à part, le poids des mainframe dans les SI des entreprises est aussi directement lié à une caractéristique unique dans le monde informatique : les mainframes sont les seuls systèmes rétro-compatibles sur plus de 30 ans. Et il est tout à fait possible d’exécuter sur mainframe des programmes conçus il y a trente ans, sans avoir à effectuer un coûteux portage technologique.
S’il fallait ne retenir qu’une seule raison pour laquelle les grandes entreprises sont restées et resteront attachées à leurs mainframes, ce pourrait être celle-là : ces systèmes sont garants de la continuité de l’activité. Ils constituent ainsi la valeur de base sur laquelle peuvent s’appuyer des applications ou des technologies nouvelles, génératrices de valeurs ajoutées.
S’appuyer sur les qualités intrinsèques
Ces considérations, pour être importantes, ne font évidemment pas disparaître la problématique de décloisonnement du SI et d’intégration des mainframes à des architectures toujours plus ouvertes et hétérogènes. Mais elles apportent un éclairage nouveau au débat : au lieu du « tout l’un » ou « tout l’autre », la réévaluation des avantages intrinsèques de chaque système conduit à préférer la recherche de l’équilibre, à compter sur chaque composante du SI selon son mérite.
Il s’agit d’utiliser chaque système pour ce pourquoi il est réellement fait. L’interconnexion de systèmes, notamment dans le cadre des architectures orientées services (SOA), constitue l’un des moyens les plus efficaces d’y parvenir. Mais les architectures SOA impliquent en effet de nombreux composants, notamment lorsqu’il s’agit d’interconnecter un mainframe et des systèmes ouverts.
Tout l’enjeu d’une intégration réussie tient ainsi dans une répartition rigoureuse des technologies utilisées, en fonction de leur impact sur les performances et la maintenabilité des systèmes.
Adapter les technologies à l’existant
D’une certaine façon, les mainframes sont aujourd’hui confrontés au même défi que l’organisation de l’entreprise elle-même lorsqu’il s’agit d’intégrer une nouvelle application métier.
Faut-il s’adapter à la nouvelle application ou celle-ci doit elle s’adapter aux processus existants dans l’entreprise ? La réponse est connue. Aussi innovante soit-elle, une technologie ne prend tout son sens, et ne produit toute sa valeur ajoutée, que lorsqu’elle vient s’appuyer sur un existant lui-même générateur de valeur.
Avis d'expert
Jean Pierre Ansart démarre sa carrière en France au sein du CNRS et d’IBM. En 1979, il rejoint MARBEN et créé la division « Réseaux et Télécom ». En 1986, il créé MARBEN PRODUCTS, une filiale de MARBEN, spécialisée dans les logiciels télécom. Jean Pierre Ansart continue sa carrière chez ATOS en tant que directeur des divisions Télécom, et Produit et Technologie.
En 1997, il développe le premier prototype du logiciel SCORT et créé la société avec ses partenaires. Il continue à collaborer avec ATOS jusqu’en octobre 1999, en qualité de Directeur Technique d’ATOS Integration.
Pour aller plus loin
Toute l'actu sur ce sujet
-
Urbanisation, SOA et BPM (02-Jul-2008)
Animasoft
02 Juillet 2008
-
Infosys BPO Conferred 'Provider of the Year' Award
Cfo-News
01 Juillet 2008
-
Pascal Trémong, Directeur Associé de 4TIVITY
Cfo-News
27 Juin 2008
-
Gilles Le Cottier nommé Directeur Grands Comptes de SITA France (25-Jun-2008)
Animasoft
25 Juin 2008
-
Actions et méthodes d'intelligence économique
ITR Manager
25 Juin 2008
Forum
Vous voulez avoir l'avis d'un expert sur ce sujet ?
Gouvernance
Document, connaissances, GEDEmploi informatique
Législation
Licences, open source
Politique informatique
Qualité, certification, référentiels
Solutions
BI, reporting, décisionnelBureautique
Finances, gestion, trésorerie
Gestion commerciale, CRM
Mobilité
Production, logistique, SCM
Solutions globales, ERP
Solutions RH
Technologies
Archivage et sauvegardeHardware
Localisation, traçabilité
Locaux, sécurité physique
Programmation, développement
Réseaux et communications
Sécurité logique, virus et intrusions
Site Internet
Stockage, SAN, NAS
Systèmes et infrastructure
Editorial
ActualitésAgenda
Annuaire
Blogs
Contributeurs
Dictionnaire
Dossiers
Emploi
Forum
Lettre
Libraire